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Tribune libre/ÇA SUFFIT LA PAGAILLE ! Une démocratie imposée, mal comprise et falsifiée. Repensons la démocratie en Afrique

Les principes démocratiques sont mal appliqués ou falsifiés dans notre pays. Le débat interne au sein d’un parti ou formation politique le fait grandir et en même, fait évoluer le débat et la démocratie… Et ce n’est pas seulement dans les partis politiques, mais aussi dans la société civile, dans les syndicats (là-bas c’est encore pire) dans les regroupements de partis politiques ou coalition…et mêmes dans les communautés religieuses

Que peut faire un individu qui est convaincu d’avoir raison face à un groupe d’individus qui refusent de considérer son point de vue et pensent que seules leurs idées sont bonnes alors que ces points de vues amènent à la dérive, au gouffre ?

En effet, à l’interne de chaque système politique, tout doit être dynamique même si l’idéologie politique est peu variable. Il est donc important d’instaurer un débat sincère à l’interne de chaque idéologie politique. « La plus grosse forme de bêtise, c’est de posséder le savoir, sans savoir le partager.»

On se rappel du sort réservé aux pionniers réformateurs du système RPT d’antan. Ils ont été simplement diabolisés et jetés à la vindicte populaire. Ne pas regarder dans la même direction était un crime à l’époque. Cette mentalité persiste toujours dans le RPT rénové appelé aujourd’hui Unir.

L’absence des primaires au sein des partis est un exemple palpable du manque de débats contradictoires devant permettre de remettre en cause certains principes ou modes de conduite du parti qui ne favorisent pas le maintien de l’idéal démocratique. Cet immobilisme contribue à alimenter un destin cruel car ailleurs, proche de nous, les partis politiques ont compris que tout doit être dynamique par rapport aux enjeux sociétaux d’où un renouvellement perpétuel de la classe politique de toutes tendances confondues.

Mais de grâce…la majorité n’a pas toujours raison ; et c’est le problème de la démocratie. Faure Gnassingbé a ramé une fois dans son discours contre sa majorité en parlant de cette minorité qui a pris le pays en otage. Mais il est toujours là. En démocratie lorsqu’on n’est en mesure de dire si c’est le blanc ou le noir, la liberté s’éteint et on s’enferme dans une prison volontaire.
Souvenir aux martyrs de la démocratie au Togo

On se rappelle que la charte des parties politiques signée le 12 avril 1991 a ouvert la voie au multipartisme au Togo. Une période douloureuse dans notre histoire et qui continue de hanter nos esprits… 28 corps pêchés dans la lagune de Bè en avril 1991, plus de 500 morts en 2005 selon les Nations Unies, plus de 800 selon les défenseurs des Droits de l’Homme au Togo lors des évènements postélectoraux survenus dans notre pays le Togo, représentent le prix fort payé par nos compatriotes devenus martyrs afin que soit acquis ce petit espace de liberté que nous vivons aujourd’hui.

Le Front SAGE de Jean Yaovi DEGLI a posé le 12 avril 2011 une stèle au bord de la lagune de Bè en souvenir des âmes sacrifiées pour l’avènement de la démocratie dans notre pays portant l’inscription « Va dire au Togo que nous sommes morts pour que naisse la démocratie », geste indispensable d’ailleurs, afin que ne soit oublié ces dignes fils et filles abattus dans la conquête de la liberté que nous continuons de réclamer jusqu’alors. Le rêve du togolais est loin d’être terminé. La lutte continue car dit-on « qui cherche trouve » mais attention, mettons Dieu à nos côtés. La lutte ressemble aux 40 années de marche de l’Israël vers la terre promise.

Le chemin jalonné de difficultés, de poursuites, de déplacés, de morts enterrés ou pas, de disparus, d’affamés, de laissés pour compte… mais dira-t-on «Oh ! Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? La nuit est longue mais le jour vient».

La démocratie en Afrique… La voix des anciens. Il y a plus d’un demi-siècle, Boubou Hama s’adressait à la jeunesse africaine en ces termes : « Vous êtes les enfants de l’Europe » Il aurait pu ajouter, s’il vivait encore aujourd’hui : vous êtes les enfants de l’Orient. En 1978, Joseph Ki-Zerbo attirait notre attention par ces propos pleins de sagesse : « On ne peut vivre avec la mémoire d’autrui » Or, Nous vivons aujourd’hui plus avec les mémoires de l’Europe et de l’Orient, qu’avec notre propre mémoire. Cette manière de vivre a pour nom : aliénation. Déjà en 1974, Cheikh Anta Diop nous mettait en garde contre le risque que l’aliénation nos faisait courir : « un avortement culturel qui consacrerait irrémédiablement la mort de notre culture nationale authentique, la fin de notre vie spirituelle et intellectuelle profonde, pour nous réduire au rôle d’éternels pasticheurs ayant manqué leur mission historique en ce monde » Pour éviter l’avortement culturel annoncé, pour ne pas manquer la mission dont l’histoire nous a investis, il est indispensable que nous redevenions enfants de l’Afrique, que nous descendions au fond de nous-mêmes, pour chercher notre mémoire, pour la hisser à la surface, afin de la placer au-dessus de la mémoire de l’Europe et de la mémoire de l’Orient.

Pour nous refaire, pour nous réaliser, nous devons sortir des croyances et des habitudes dans lesquelles les autres nous ont enfermés depuis plusieurs siècles.
Nous avons un avenir à bâtir, mais la construction de l’avenir ne se fait uniquement dans une tension vers l’avant, elle passe par la médiation de ce qui est derrière, par le détour du passé. « Un peuple ne peut vraiment affronter son avenir sans avoir une vision de son passé » Pour se sentir concerné par l’avenir, dit Ki-Zerbo, il faut que l’Africain se sente héritier d’un passé.
Prêtons une oreille attentive aux propos de Joseph Ki-Zerbo : « L’histoire africaine doit être une source d’inspiration pour les générations qui montent, pour les politiciens, les poètes, les écrivains, les hommes de théâtre, les musiciens, les savants de toutes sortes et aussi tout simplement pour l’homme de la rue. »

Ce qui frappe dans les pays européens, c’est cet auto-investissement continuel du passé dans le présent. La continuité n’est pas rompue. Les hommes politiques citent les auteurs du XVIe siècle ou même les écrivains gréco-latins. Le nom des avions ressuscite des réalisations du passé : caravelle, frégate, etc. Les navires et les bars font revivre les grandes figures ou batailles historiques : Richelieu, Pasteur, Jules Verne, Trafalgar, etc. De même l’historien de l’Afrique en ramenant à la vie le passé de ce continent, crée un capital spirituel qui constituera une source multiforme et permanente d’inspiration. Le sacrifice d’Aoura Pokou, fondant le peuple Baoulé, animera des romanciers et des dramaturges. Les misères de la traite des Noirs, la tragédie des divisions qui ont affaibli les pays africains, la saga torrentielle du terrible Tchaka, tout cela doit être vivant un bien-fonds inestimable. C’est pourquoi l’histoire doit être vivante et écrite surtout pour les jeunes, à l’âge où l’imagination bâtit des rêves qui moulent les âmes pour la vie. Il faut que le jeune Africain entende piaffer et hennir les chevaux entraînés par la furia religieuse des talibés d’Ousmane dan Fodio. Il faut que dans l’entrepôt infect du bateau négrier, il respire l’atmosphère étouffante et entende gronder autour les vagues de l’océan charrieur de bois d’ébène. Il faut qu’à travers le rictus des crânes préhistoriques amoncelés, il communie au mystère des sacrifices humains »

Rendre l’Afrique aux africains, tel est le chemin que la voix des anciens appelle à emprunter. La tâche est immense, elle est difficile, mais exaltante. Elle s’adresse à tous les Africains aux quatre coins du continent, à toutes les intelligences, à toutes les compétences. Sur la voie de la restitution de l’Afrique aux Africains, se trouve la démocratie. Situés sur le mont de l’histoire des peuples, nous voyons les hommes emprunter plusieurs sentiers pour parvenir à la démocratie. Ils ont suivi le sentier de la démocratie directe, celui de la démocratie athénienne, celui de la démocratie censitaire; ils ont marché sur le sentier de la démocratie populaire, sur celui de la démocratie libérale; ils ont avancé sur le sentier de la démocratie sociale et sur celui de la démocratie chrétienne. Au milieu de ces voies d’accès que les hommes, placés dans des temps et des lieux différents, ont ouvert dans leurs tentatives de joindre l’égalité et la liberté, nous tâchons de dégager la nôtre.

Repenser la démocratie en Afrique, c’est au demeurant, créer les conditions permettant aux Africains égaux entre eux, de participer à leur propre gouvernement, de légitimer cette participation par leur histoire et leur culture, et de choisir librement des lois et des institutions qui cessent dès lors de leur être étrangères. La démocratie n’est pas seulement de là-bas, elle n’est pas uniquement d’ici, elle est entre ici et là-bas : là où tous les acteurs deviennent des êtres humains aspirant unanimement à l’égalité et à la liberté; mais, ils la vivent dans les circonstances particulières dans lesquelles le temps et l’espace les confinent.
L’Éducation est l’essence du développement humain et lutte contre l’inefficacité.
L’Éducation fait obéir à la loi supérieure, à la puissance de l’Esprit qui conduit la Conscience. Et, «de l’éducation de son peuple dépend le destin d’un pays.» C’est blesser un peuple au plus profond de lui-même que de l’atteindre dans sa culture et sa langue. La mauvaise qualité de l’éducation ou des enseignements en Afrique d’une manière général déverse dans la société un type de personne incapable de défendre les valeurs citoyennes et celles qui conduisent au développement. Cela peut se justifier en regardant simplement la qualité des Étudiants que nous avons dans nos universités mais aussi des élèves dans nos écoles.

Nous ne pouvons pas espérer au développement tant que la question de l’enseignement n’est pas résolue, nous ne pouvons pas espérer au développement tant la question du changement de mentalité n’est pas réglée, nous pouvons pas espérer à un respect quelconque des autres nations tant que notre identité demeure ternie, nous ne pouvons pas réclamer un quelconque respect des autres nations tant que notre culture se perd dans la masse des autres cultures, surtout ne parlons pas de l’émergence tant que la question sur les conditions sociales de la famille ne sont pas résolues!!! Quelle est notre modèle de développement ?

Avons-nous un modèle de développement ? Il est pratiquement difficile de répondre avec promptitude à cette question !! Ne nous voilons pas la face, le leadership Africain est responsable de tout ce maux qui rongent notre société et qui augurent en nous tous un avenir incertain. Ceux qui nous imposent leurs cultures, leurs langues dans nos pays ont sûrement un plan colonialiste pour nous réduire en esclave et continuer l’œuvre de la colonisation sous diverses formes. La jeunesse doit décider elle-même de devenir un repère pour ne pas se perdre… Un peuple sans identité est un objet sans valeur. Si nous voulons rattraper notre retard nous, devons comparer notre Éducation avec celle des autres en tenant compte de tous les paramètres possible. Nous sommes tombés très bas et c’est le temps où chacun doit user de son pouvoir, de son intelligence, de son influence pour soutenir le progrès, la paix, la justice et la liberté de peuple et de sa culture. Les politiques nous ont conduits dans une situation d’humiliation et de honte…Ils nous ont déçus. Notre prise de conscience collective doit produire en nous un sentiment d’indépendance mentale, intellectuel et culture. L’histoire que nous écrivons aujourd’hui porte les stigmates d’un passé douloureux et d’un avenir incertain qui nous rappelle nos faiblesses. Nous devons répondre à cet appel vivant du Togo à lui offrir des citoyens au profil idéal… La politique dans tous ses états de forces ne devrait en aucun cas déraciner en l’homme certaines valeurs comme l’intégrité le civisme la citoyenneté le patriotisme et surtout l’intellect.

Au Togo, nous avons besoin d’une opposition responsable…
En politique, l’opposition désigne l’ensemble des mouvements et partis qui s’opposent aux forces politiques détenant le pouvoir. Dans un régime représentatif (avec un parlement élu les citoyens), l’opposition est l’ensemble des partis qui n’appartiennent pas à la majorité parlementaire ou à la coalition au pouvoir. Elément essentiel du pluralisme démocratique, l’opposition exprime ses divergences et ses points de vue critiques par rapport à l’action du gouvernement. Elle ne peut exister que si le système politique est organisé et reconnaît ses droits. Si sa lutte est clandestine, on parle de résistance. En démocratie, l’opposition permet aux citoyens d’être informés de manière contradictoire sur la politique conduite par le gouvernement et de leur proposer une alternative politique sur la base d’un programme rigide.
Le Président de la République doit discuter avec l’opposition… Loi portant statut de l’opposition JO-27-juin-2013-11, Art. 14 : II est organisé, au moins une (01) fois l’an, une rencontre nationale consultative entre le Président de la République, le ou les partis de la majorité parlementaire et les partis ou regroupements de partis politiques de l’opposition. Cette rencontre a lieu à l’initiative du Président de la République qui en fixe la date, en arrête l’ordre du jour et en assure personnellement la direction. Cette disposition n’a jamais été respectée…ce qui rend notre démocratie bien exceptionnelle. L’opposition se doit d’accompagner le président de la République élu en faisant bien sûr une opposition constructive et non celle qui peint tout en noir.

Un parti politique a pour priorité de soigner son image en cachant ses points négatifs et en étalant que ses points positifs dans le but de plaire à la majorité pour accéder au pouvoir et gouverner. Un parti politique n’a généralement pas intérêt que le peuple soit éveillé car craignant des mouvements sociaux de contestation qui menaceraient ses privilèges dans « son partage du gâteau » entre ses fidèles de premier rang, pas même ses partisans lambda qui se seraient tués pour la cause du parti. Le parti politique doit donc tout faire pour endormir les masses afin de passer inaperçus ses abus et ses scandales. Le parti politique n’éveille l’esprit de la masse que dans le but de mettre en difficulté ses concurrents…. La société civile par contre a pour principe d’éveiller la conscience des masses pour contrôler l’acte politique et déceler le faux du vrai, quel que soit le parti gouvernant. Elle n’aspire pas à gouverner mais contrôler tout gouvernant, pour limiter les dégâts et pousser à l’excellence, à la justice et à l’équité. Elle a pour réussite les masses qui prennent leur destin en main et qui sont debout contre tout abus de pouvoir, toute mauvaise gouvernance et tout fait d’injustice sociale. Elle oppose l’épanouissement des masses aux privilèges de la minorité. Voilà pourquoi c’est généralement la société civile qui pose les bases d’une révolution populaire et presque jamais un parti politique. « Une démocratie sans pensée critique et autocritique n’est qu’une dictature (Frédéric GAKPARA) »

La démocratie est une autre forme d’expression de la tyrannie de la majorité… Le principe qui veut que la majorité ait toujours raison constitue l’une des limites de la démocratie.

Cependant étant imparfaite, la démocratie majoritaire est le système le moins dangereux imaginé par les hommes lorsqu’ils décident de partager un destin commun sur un même territoire. En réalité, les principes démocratiques sont mal appliqués ou falsifiés dans notre pays… Cette falsification de l’idéal démocratique rend évidemment notre système démocratique entièrement tétraplégique voire dangereux pour la paix sociale. La démocratie est une autre forme d’expression de la tyrannie de la majorité. Le principe qui veut que la majorité ait toujours raison constitue l’une des limites de la démocratie. Actuellement, au Togo, nous avons une majorité parlementaire qui ne contribue pas à l’instauration du bonheur collectif des populations qu’elle est censées représenter. Cependant étant imparfaite, la démocratie majoritaire est le système le moins dangereux imaginé par les hommes lorsqu’ils décident de partager un destin commun sur un même territoire. En réalité, les principes démocratiques sont mal appliqués ou falsifiés dans notre pays.

Cette falsification de l’idéal démocratique rend évidemment notre système démocratique entièrement tétraplégique voire dangereux pour la paix sociale.
Difficile d’organiser des primaires au sein des formations politiques ?

Les « primaires » sont une étape quasi importante pour la démocratie au sein même des courants politiques, malheureusement dans le paysage politique aussi cosmopolite que le nôtre, il serait difficile d’organiser des primaires avec des partis de petites tailles. Mais la petitesse des partis politiques ne signifie pas qu’il y a une harmonisation parfaite des idées ou des tendances idéologiques au sein de ces partis. Ce n’est donc pas un handicap d’organiser les primaires dans ses petits partis. D’ailleurs, ceci dénote qu’il n’y a pas un candidat naturel et irremplaçable du parti. Ceci suscite d’ailleurs des débats et invite chaque potentiel représentant du parti à convaincre et à développer un leadership gagnant pour rallier un nombre significatif des militants au sein de ce parti. C’est seulement dans les systèmes tyranniques ou totalitaires que la diversité d’opinions au sein du système n’est pas tolérée par le tyran en chef.

Le Togo est le seul pays d’Afrique à vivre selon ses moyens, et non selon ses prétentions.
Au sommet des principes, Sylvanus Olympio place l’équilibre de la balance des comptes…Cette observation, cet état des lieux, suggère bien fortement la fameuse mention « Il était un sage » du président français Charles de Gaulle… Plus souvent qu’autrement, toutes les recherches, simples lectures et témoignages convergent. Et on peut les mettre en ces termes d’aujourd’hui : Éthique publique, Transparence administrative, et Intégrité individuelle. Toute une Vision aussi importante, aussi impérissable, hier, aujourd’hui comme demain. Le Togo avait vocation à être un pays modèle, à tous égards. Le 13 janvier 1963 a changé son destin. Dieu seul a la réponse à cet accident qui continue de plomber nos vies. Nous devons d’éveiller un tel héritage, nous emparer d’ores et déjà d’un tel patrimoine resté intact, remettre une si grande VISION, un si grand MODÈLE, au service de la même « Terre de nos Aïeux » que nous avons le devoir de transmettre en mieux à nos enfants et aux générations futures. Cette part de mission, nous nous devons de l’accomplir ici et maintenant, en ces temps d’éveil des consciences pour le retour à la République au Togo.

Chacun sait que l’Afrique est aujourd’hui l’un des continents où les droits de l’homme sont foulés au pied dans la majorité de ses Etats, où les règles d’accès au pouvoir, même démocratiquement définies, ne sont pas respectées. Les dirigeants cherchent plutôt à se maintenir au pouvoir et les décisions politiques sont souvent prises à l’encontre de la volonté du peuple. Ainsi, les institutions politiques en Afrique sont liberticides et suicidaires (Robert DUSSEY dans son ouvrage : L’Afrique malade de ses hommes politiques). Quand vous voyez un jeune diplômé défendre un politicien sans donner les raisons fiables, comprenez qu’il n’a jamais appris à réfléchir par lui-même durant son cursus scolaire. Il n’est pas intelligent… il a simplement buché les phrases et les formules sans savoir comment sont construites celles-ci. Il ne sera jamais Roi pour commander mais un griot pour chanter la vie du Roi et ceux qui réussissent. L’intelligence est une valeur et donc ça se choisit, et ça se mérite. Ce n’est pas quelque chose qu’on vous confère de l’extérieur.

L’Afrique n’a pas d’intellectuels, parce que l’Afrique ne considère pas l’intelligence comme valeur à égalité avec la richesse et la puissance. Il n’y a pas une valeur unique suprême. C’est cela l’humanité: On est homme si à la fois on conjugue l’intelligence, la richesse, le pouvoir, et la capacité de permettre à un groupe de vivre au niveau de son humanité. Le modèle togolais doit revivre, tout simplement. La souffrance humaine individuelle est devenue la pire de tous pour juger de la qualité des offres politiques, sociales, religieuses et autres.

Œuvrons pour « démocratie d’abord, multipartisme après » … Aux intelligents, peu de mots ! À bon entendeur… Et que Dieu bénisse le Togo !

JEKG, Un intellectuel insoumis

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