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[Chronique-Politique] Relation Opposition et Mouvance : une collaboration et une cohabitation exemplaires recommandées

Dans les relations amoureuses ou au sein d’un couple régulièrement marié, les divergences, les contradictions, les désaccords et les disputes ne manquent pas. Cela n’empêche cependant pas que la femme et l’homme s’aiment, se concentrent sur l’essentiel, se complètent harmonieusement et s’entendent pour faire de leur vie ensemble, un havre d’amour, de paix et de bonheur.

Assimilée à la politique, cette projection ou conception du mariage devrait être pareille quand il s’agit de voir l’interaction entre mouvance et opposition pour favoriser la vitalité, la bonne santé et le plein épanouissement du système politique d’une nation. Chaque partie ayant un rôle bien défini à jouer, il ne devrait pas y avoir l’un sans l’autre c’est-à-dire, pas de mouvance sans opposition et pas d’opposition sans mouvance. Ces deux composantes qui en temps normal doivent se compléter.

En effet, les forces de l’opposition défendent des idéaux souvent contraires au pouvoir en place et lorsqu’elles sont objectives et pragmatiques, arrivent à proposer des portes de sortie, des solutions concrètes et exploitables. Le dictionnaire qualifie l’opposition comme étant « l’ensemble des mouvements et des partis qui s’opposent aux forces politiques qui dirigent l’Etat ». Il poursuit sa définition en affirmant que: « Dans un régime représentatif (avec un parlement élu les citoyens), l’opposition est l’ensemble des partis qui n’appartiennent pas à la majorité parlementaire ou à la coalition au pouvoir.

Face à l’opposition et à ses récriminations et propositions, la mouvance dans la plupart des situations est méfiante, reste sur le qui-vive et parfois catégoriquement négative alors que le simple fait ou la seule attitude de se poser, d’écouter, de suivre, de considérer un avis contraire et d’observer l’autre peut constituer la clé du changement tant désiré par les populations. Face à la mouvance, à ses dispositions et à ses actions, l’opposition quand elle est subjective, au risque d’être vue comme un mouvement de mauvaise foi, critique et rejette systématiquement tout ou « pratiquement » tout. Cette relation peut-elle réellement fonctionner ainsi?

En politique, les forces de l’opposition et celles de la mouvance doivent-elles toujours se comporter comme si elles étaient ennemies? Doivent-elles comme c’est le cas lors d’un duel, se regarder en chiens de faïence? Dans le but de défendre leurs opinions, leurs principes, leurs convictions et leurs ambitions respectives, devraient-elles indéfiniment rester à couteaux tirés ou perpétuellement faire dans du bras de fer?

La nation qu’elles disent protéger et pour laquelle elles nourrissent des projets de développement est une cause commune bien que chaque partie n’utilisant pas les mêmes stratégies et moyens pour concrétiser ces plans dits républicains. Évidemment, l’opposition et la mouvance ne sont pas obligées de filer le parfait amour. Ceci dit, ces deux forces politiques devraient quand même pouvoir fumer le calumet de la paix et effectivement travailler ensemble pour la satisfaction et le bohneur des mandants.

Il n’est dit nulle part et n’est écrit dans aucun document que les forces de l’opposition et de la mouvance se doivent obligatoirement haine, mésentente, rancune, hypocrisie, faux coups, trahison, gueguerre etc… En même temps, chez nous en Afrique, ce n’est pas un évènement pour nous que d’entendre qu’il faut rester unis et boucher ensemble tous les trous de la jarre trouée. Parole du roi Ghezo, ancien roi du Danxomè. « Si tous les enfants du pays, venaient par leurs mains assemblées, boucher les trous de la jarre percée, le pays sera sauvé » disait-il précisément. Pourquoi donc ne pas s’y résoudre sagement?

On l’a tellement dit cette phrase. Assez répété pour savoir par cœur que: « L’union fait la force ». Même si en chœur les gens l’affirment, l’acte n’est pas toujours joint à la parole et le fait pour quelques-uns de part et d’autre, de camper sur leur position devient une grosse faiblesse. Une faiblesse qui met à mal la politique et plus clairement la gestion de la cité.

Tirer du bon des différences, des avis opposés entre les partis de l’opposition et les partis de la mouvance n’est pas impossible en ce sens que l’existence de ces divergences emmène parfois ces deux camps à réfléchir, à reconsidérer certaines choses, à remettre en question ou en cause, à peser le pour et le contre, à revenir sur ses pas quand de mauvaises décisions ont été prises, à essayer de trouver des solutions pour ramener non seulement l’harmonie et la cohérence dans les actions entreprises mais également pour construire ensemble une nation qui répond aux attentes de tout le monde (Opposition et mouvance y compris).

Entre l’opposition et la mouvance c’est en fait une affaire de « Je t’aime, moi non plus » qu’elles le veuillent ou pas, qu’elles s’en rendent compte ou non, qu’elles l’acceptent ou s’y refusent. Le plus important c’est qu’il ressorte de cette histoire d’amour, le meilleur pour le pays et pour tous. Et oui, le « mariage » entre ces deux mouvements politiques ne pourrait être considéré comme étant absurde quand on sait que ce qui les unit à la base est plus fort que ce qui les divise.

Crédit image: Internet.

Anita MARCOS.

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