Société

Chronique : Ces femmes qui osent et font les « métiers dits d’hommes »

Autrefois dans nos sociétés africaines, la femme était appelée aux travaux champêtre, à rester à la maison pour prendre soin du mari, des enfants et de toute la maisonnée. Elle n’avait pas ce droit de partager l’héritage de la famille équitablement avec les hommes. aujourd’hui, les mentalités évoluent et la femme reprend ses droits.

Au fil des temps cette mentalité qui consiste à brimer la femme, à étouffer ses envies et désir, a pris une nouvelle dimension. Dans la société, dans le monde de travail, la femme est bien visible. Entreprenante, leader dans bon nombre de domaine elle fait tout ce qu’elle désir sans être jugée par la gent masculine et sans contrainte aucune. C’est ce qui fait qu’on retrouve les femmes dans certains corps de métiers que jadis seuls les hommes exerçaient.

Beaucoup de femmes prennent des risques et se battent pour leur épanouissement, leur indépendante et autonomie.

À la rencontre de deux jeunes dames exerçant dans la maçonnerie et la menuiserie.

Notre journal à rencontré deux jeunes dames exerçant l’une dans la maçonnerie et l’autre dans la menuiserie.
La maçonnerie, ce métier où on retrouve uniquement les hommes car nécessitant assez d’énergie, la femme de l’Afrique moderne commence à exercer ce métier sans difficulté, pour prouver à son partenaire qu’elle aussi peut se battre, faire tout les travaux et contribuer aux dépenses de la famille.

Ahoefa, une jeune dame le dans la maçonnerie nous a émerveillé par son dynamisme… « je suis marié et mère de trois enfants, mon mari est conducteur de moto (zed man) et son gain quotidien ne couvre plus pleinement les charges de nos enfants et d’autres besoins. Au début de la crise sanitaire j’ai donc décidé de faire une activité génératrice de revenue. Je ne voulais pas faire du commerce je voulais faire un autre travail sortant de l’ordinaire ; j’ai donc pensé à la maçonnerie. Mon mari n’était pas d’accord avec cette décision, il avait peur pour moi car ça fatigue beaucoup. Après un temps il a accepté me laisser faire l’expérience de ce métier…le début était bien difficile pour moi, je ne croyais pas pouvoir y arriver…Maintenant je suis habitué…on me sollicite soit par curiosité ou soit pour m’encourager et j’ai des chantiers un peu partout »

Si Ahoefa a décidé d’aider son partenaire en participant aux dépenses en choisissant ce métier, ce n’est exactement pas le cas de Abidé, mariée sans enfants. « Après mon mariage je ne faisais rien c’est mon mari qui sortait pour aller faire les petits boulots pour payer le loyer, prendre soins de moi et pour la nourriture. C’était assez pénible et notre vie devenait lamentable. Après un temps il a commencé par me lancer des injures genre, je suis paresseuse, une charge pour lui et j’en passe J’ai donc décidé de me lancer dans une activité génératrice de revenus, faire un petit boulot pour avoir des sous et ne plus dépendre complètementde mon mari. C’était un moyen aussi de prouver à mon mari que j’étais une femme forte qui pouvait être indépendante et je pourrais prendre soin de moi sans attendre son argent. Un soir j’ai vu un atelier de menuiserie et je me suis approcher pour prendre des renseignements et deux semaines après je suis revenu dire au patron que je veux apprendre ce métier il m’a juste regardé et m’a demandé si j’étais sur de moi-même. Il m’a fait un test de deux semaines et après il m’a gardé pour commencer la formation et l’apprentissage. Au bout de deux ans j’avais appris beaucoup de choses .Aujourd’hui je suis bien formé et je travaille à domicile. Je fais des tables, bancs, tabourets et pleins d’autres choses. Quand mon mari revient il est content au point il a laissé tomber la conduite de moto pour me rejoindre dans ce que je fais. Il me respecte beaucoup et on est heureux. On fera une entreprise familiale… »

Travailler pour participer aux dépenses de la maison ; prendre soin de ses enfants, être autonome et s’imposer dans la société, est le rêve de bon nombre de femmes. C’est l’un des nombreux objectifs que se fixent certaines femmes de l’Afrique aujourd’hui.

Comme on le dit souvent seul le diable sait ce qui se passe dans la tête d’une femme. Mais la femme d’aujourd’hui est différente de celle d’hier .Eduquer et bien formée, elle s’affirme dans la société et jouit pleinement des mêmes droits aux même titre que les hommes.

Y-a-t-il encore des métiers réservées aux hommes en 2021?
En tout cas par la loi, tous les métiers sont ouverts aux femmes, mais pas par mentalité. En général, l’éducation des hommes et des femmes, à la maison, dans la rue, à l’école, influence la façon dont les hommes et les femmes se voient et leurs choix. C’est pourquoi il y a encore aujourd’hui peu de femmes dans certains domaines soit-disant, ce sont des domaines masculins alors que pas du tout.

Geneviève SAM/José LeDivin

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