États-Unis : un professeur universitaire d’origine ghanéenne tué par balle, son épouse inculpée

La communauté universitaire de Southern Illinois est sous le choc après la mort du Dr Kofi Akamani, 48 ans, professeur à la Southern Illinois University (SIU) de Carbondale. Selon les autorités du comté de Jackson, les faits se sont produits samedi après-midi, dans une résidence située sur Anthony Drive, près de l’intersection avec West Lake Road.
Alertés vers 17 heures après des signalements de coups de feu dans le secteur, les agents du bureau du shérif du comté de Jackson ont découvert la victime. Malgré son transfert à l’hôpital, Kofi n’a pas pu être sauvé.

Le 19 septembre 2026, vers 17 heures, après une promenade avec ses filles, Kofi les a raccompagnées jusqu’à la porte du domicile familial, comme il en avait l’habitude. Il est ensuite remonté dans son véhicule pour regagner son domicile
Alors qu’il venait à peine de démarrer, des coups de feu ont été tirés sur lui à bout portant. Selon les premières informations, les tirs auraient été effectués par son épouse, Betty. Transporté d’urgence à l’hôpital par ambulance, Kofi a succombé à ses blessures.
Arrêtée puis inculpée pour meurtre et mise en danger de la vie d’autrui, notamment celle de ses enfants, présents au moment des faits, Betty a comparu devant le juge le 22 septembre 2026. Sa demande de mise en liberté sous caution a été rejetée. La prochaine audience, consacrée au début du procès, est fixée au 6 octobre 2026.
Le couple avait deux enfants et était engagé dans une procédure de divorce. Les époux étaient séparés depuis deux ans.
Malgré cette séparation et la procédure en cours, Kofi continuait de s’occuper de ses enfants, notamment en les accueillant pour des visites et des sorties.

Spécialiste de la foresterie, le Dr Akamani a été grièvement blessé par balle dans le jardin de son domicile, à Murphysboro, avant de succomber à ses blessures à l’hôpital Memorial de Carbondale.

Son épouse Betty (35 ans), inculpée
À la suite des premières investigations, les enquêteurs ont arrêté Betty Akamani, 35 ans, l’épouse de la victime. Elle est détenue à la prison du comté de Jackson et a comparu lundi lors d’une première audience. Elle fait face à deux chefs d’accusation de meurtre au premier degré. Le bureau de la procureure du comté, Marsha Cascio-Hale, a indiqué qu’il demanderait son maintien en détention avant son procès. Selon les éléments communiqués par les autorités, six coups de feu auraient été tirés à courte distance alors que la victime raccompagnait ses enfants. Les circonstances exactes du drame font toujours l’objet d’une enquête. Betty Akamani demeure présumée innocente jusqu’à une éventuelle décision de justice.
Un parcours universitaire remarquable
La mort du Dr Akamani suscite une vive émotion dans les milieux universitaires américain et ghanéen. Originaire du Ghana, il avait commencé ses études à la Kwame Nkrumah University of Science and Technology (KNUST), à Kumasi, où il avait obtenu une licence en planification du développement, avec une spécialisation en urbanisme. Il avait ensuite obtenu, en 2006, un master de philosophie au Centre for Development and the Environment de l’Université d’Oslo, en Norvège, avant de décrocher un doctorat en ressources naturelles à l’Université de l’Idaho, aux États-Unis.
Au cours de son doctorat, il avait effectué six mois de recherches au Ghana sur l’impact de la gestion collaborative des forêts sur la résilience de deux communautés dépendantes des ressources forestières dans la région Ashanti.
Professeur à la SIU Carbondale depuis 2011, il enseignait la récréation forestière ainsi que les sciences sociales appliquées à la conservation. Il avait été promu professeur titulaire en 2024.
Sources : Jackson County Sheriff’s Office, Jackson County State’s Attorney’s Office et Heartland News.







