Chronique

[Chronique] L’ Asexualité : LORSQUE « FAIRE L’AMOUR » N’EST PAS UN BESOIN QUI PREND ET BRÛLE .

De Anita Marcos

« J’ai envie de toi », la phrase la plus sexy du monde ne fait pas du tout partie de leur langage. ». Et pour cause, de même que les uns aiment le chocolat et d’autres n’aiment pas, autant qu’il y en a qui adorent danser et quelques autres personnes par contre qui détestent, de la même façon qu’une femme aime les bijoux et que sa semblable n’en a que faire, eh bien, il existe aussi en ce bas monde des gens qui contrairement à la grande masse, n’aiment pas vraiment le sexe.

On dit bien souvent que « Des goûts et des couleurs, on ne discute pas » et s’il faut tenir compte de beaucoup plus, ils ou elles multiplient tellement cette tendance naturelle par zéro qu’ils n’éprouvent pas le moindre désir sexuel pour finir par aller faire « Crac, crac ». Pourquoi et comment est-ce possible?! Mystère, mystère!

Le mystère n’a pourtant pas lieu d’être puisque loin des jugements de ceux qui qualifient ce manque de besoin charnel, « d’anormal », il convient de relever qu’il s’agit d’un choix de vie à ne pas confondre avec une maladie étrange, l’abstinence, la frigidité ou le célibat! C’est du moins la les nuances que défendent les concernés et les psychologues. Ils parlent effectivement en terme d’asexualité.

C’est un mot pas très courant mais un mode de vie propre aux asexuels. Quand on sait que littéralement, l’asexualité est définie comme étant une orientation sexuelle caractérisée par le fait de ne pas ressentir le besoin d’avoir des relations charnelles, il est plus ou moins aisé d’imaginer qu’ils le vivent bien! Mais dur dur quand même de comprendre ce choix pour les personnes assez sensuelles et très portées sur l’acte sexuel.

Sans pour autant être un mode de vie adopté avec joie et grand plaisir, être asexuel prend parfois source dans l’enfance et s’insinue peu à peu dans l’inconscient, en ce sens que ces asexuels n’ont jamais été complimentés par leurs parents, que le sujet du sexe était tabou à la maison, parce qu’ils n’ont jamais pu voir papa et maman s’échanger de la douceur et des moments complices ou parce que l’entourage leur a toujours martelé que le travail est plus important que tout. Lorsqu’un enfant grandit dans un environnement pareil, rien n’est gagné d’avance, parlant de l’image, de la conception et de la relation que ces derniers peuvent avoir avec la relation sexuelle.

Cependant, les bonnes mises au point établissent ou mieux, rétablissent que le fait d’être asexuels ne signifie pas qu’ils jettent et rejettent systématiquement les sentiments, les émotions, les câlins et autres manifestations de tendresse. Attention juste à ne pas franchir la ligne rouge car faut-il le rappeler, pour eux, le sexe n’a aucune sorte d’importance et la jouissance par la sexualité n’a jamais été une priorité.

Vive la relation platonique! (Sourire) C’est-à-dire, sans « Boogie woogie » comme l’a si bien chanté l’artiste musicien français Eddy MITCHELL. Nada! Nothing! Rien, absolument rien n’est à espérer d’une personne asexuelle dont les sens ne sont pas forcément emballés lorsqu’elles voient un sourire ravageur, un regard de braise, des lèvres pulpeuses mordillées, un torse mis en évidence par des tablettes de chocolat, des doigts longs et raffinés, entend une voix chaude et enveloppante, etc… car elle ne ressent ni tension, ni attirance sexuelle pour ce genre de specimen, irrésistible en temps normal (Clin d’œil).

L’asexualité n’est pas une maladie certes! Elle peut cependant en devenir une si la personne qui est asexuelle essaie d’aller vers l’intimité mais se désole ou désespère de ne pas y arriver. Dans ce cas précisément, consulter un psychiatre ou un psychologue est recommandé pour peut-être décider d’une thérapie qui lui permettra de comprendre et de mettre le doigt sur les causes de son choix de vie, puis d’obtenir progressivement gain de cause pourquoi pas?!

Quoiqu’il en soit, dans la vie, il y a les uns et les autres, chacun est libre de faire ses choix, la vie elle-même est un choix et dans la mesure où quelqu’un décide d’être asexuel, il en a le droit; Pourvu qu’il soit accepté et respecté par ses pairs. Tant que celui qui a choisi de vivre sans jouissances sexuelles n’essaie pas d’aller jouer les trouble-fête sur le terrain de celui qui en est friand et réciproquement, la vie continue, life goes on…Et chacun se fait plaisir et se satisfait comme il l’entend.

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