Société

Togo/ Pourquoi l’état togolais continue de percevoir des taxes douanières sur les objets de caractère éducatif, scientifique et culturel en violation du protocole de Nairobi ?

La Loi numéro 2009-017 promulguée par le Président de la République, le 12 août 2009, autorisant l’adhésion au Protocole de Nairobi à l’Accord de Florence relatif à l’importation d’objets de caractère éducatif, scientifique ou culturel, adopté à Nairobi le 26 novembre 1976, depuis bientôt douze ans – nous sommes en 2021 – n’a jamais été mise en pratique.

Ce Protocole de Nairobi vise à supprimer les taxes douanières et autres sur les objets de caractère éducatif, scientifique et culturel comme le papier, les livres en général, les ouvrages scolaires, les outils des arts plastiques, les instruments audiovisuels et de musique, etc.

La cherté abusive de ces objets, due au refus de l’Etat d’honorer ses propres engagements, librement signés, dans un pays sous-développé, constitue un frein à l’épanouissement intellectuel, culturel et artistique des Togolais qui, du fait de leur très faible pouvoir d’achat, connaissent les pires difficultés pour acquérir des objets scientifiques, éducatifs et culturels. Les rentrées scolaires sont un cauchemar financier pour la plupart des parents d’élèves. Les libraires et les éditeurs sont victimes de cette taxe qui n’a plus lieu d’être. En trois décennies, plusieurs des rares vraies librairies du Togo ont disparu. Les autres sont en danger. Il en va de même pour les maisons d’éditions dont la faible surface financière les oblige à l’édition à compte d’auteur. Les écrivains togolais, condamnés à de faibles tirages et à la galère, aimeraient que leurs ouvrages soient à la portée de toutes les bourses. Il n’est pas rare que des enseignants et des chercheurs fuient honteusement devant le coût excessif de certains livres importés. Qui peut le leur reprocher ? En effet, entre le prix du bol de maïs sur les marchés et celui du livre ou du papier, il n’y a pas de tergiversations.
Certaines personnes, bien avant moi, ont déjà tenté d’attirer, en vain, l’attention des dirigeants et des acteurs culturels, scolaires, éditoriaux et artistiques sur la non application du Protocole de Nairobi qui lèse les citoyens togolais.
Eu égard à cette situation déplorable, j’invite toutes les organisations qui représentent les éditeurs, les libraires, les consommateurs, les hommes de lettres, les artistes, les enseignants, la société civile, à se concerter pour entreprendre une démarche citoyenne auprès des autorités pour les sensibiliser à l’application de la loi signée par le Président de la République, il y a presque douze ans.

Ayayi Togoata APEDO-AMAH

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