Afrique

Mali/Levée des sanctions par la CEDEAO : N’y a-t-il pas un rapport avec le coup d’État déjoué ce dimanche à Bamako ?

49 militaires ivoiriens sont arrêtés dimanche 10 juillet 2022 à l’aéroport international Modibo Kéita Sénou.

Pour une deuxième fois, la junte au pouvoir affirme avoir échapper à un autre coup d’État à Bamako ce dimanche, selon des médias internationaux. TogoNyigba a aussi eu les informations par des médias crédibles ce lundi.

Le président intérimaire Assimi Goïta aurait manqué à un assassinat à Bamako, la capitale. Des médias locaux proches du pouvoir ont annoncé l’arrivée d’une cinquantaine de commandos qui serait des ivoiriens alors que des africains estiment que l’actuel président de la Côte d’Ivoire Alassane Ouattara en troisième quinquennat est très proche de la France.

Ces hommes armés étaient à Bamako dans le but de faire un coup d’État au président malien Assimi Goïta qui est en disgrâce avec la France depuis son coup d’État d’août 2020 au défunt président Ibrahim Boubacar Keita IBK, selon des médias panafricains. Assimi Goïta en photo, après 18 mois au pouvoir, est accusé par la CEDEAO d’avoir prolongé son mandat de transition à cinq ans à nouveau alors que les accords de l’organisation régionales l’interdisent.

Ce acte a suscité la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest CEDEAO a sanctionné le Mali économiquement depuis six mois. La semaine dernière, la 61ème session ordinaire de la CEDEAO s’est tenue à Accra, la capitale du Ghana en présence des présidents ou leurs représentants dont le Bénin et le Togo.

Votre journal TogoNyigba avait appris comme les autres médias que la CEDEAO a levé ses sanctions envers le Mali entre autres sujets abordés. Ce qui voudrait dire que toutes les marchandises peuvent quitter de partout pour le Mali. Mais à la surprise générale, des armes et commandos ont filtré Bamako le week-end écoulé en vue d’un présumé coup d’État déjoué, selon les proches de Assimi Goïta. On se demande si un autre plan B était caché lors de la session d’Accra dimanche surpassé.

Dans un communiqué en date du 11 juillet 2022, le gouvernement de la transition au Mali donne sa version des faits

Les autorités de transition malienne considère comme « des mercenaires » quarante-neuf militaires ivoiriens interpellés dimanche à l’aéroport de Bamako. Ils ont décidés , lundi 11 juillet, de les « mettre à disposition des autorités judiciaires compétentes ».

« Il a été établi que les quarante-neuf militaires ivoiriens se trouvaient illégalement sur le territoire national du Mali (…) en possession d’armes et de munitions de guerre, sans ordre de mission ni autorisation », a déclaré le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maiga dans un communiqué lu lundi soir à la télévision nationale.

« Le dessein funeste des personnes interpellées était manifestement de briser la dynamique de la refondation et de la sécurisation du Mali, ainsi que du retour à l’ordre constitutionnel », a affirmé le colonel Abdoulaye Maiga.

Versions contradictoires

Un cadre de l’état-major ivoirien précise que ces 49 soldats appartenant au 8e détachement du NSE (National Support Element) sont arrivés à Bamako dimanche à la mi-journée, à bord du même avion qui avait ramené à Abidjan, le matin même, le précédent détachement. Deux avions même, pour être précis, l’un transportant les hommes, l’autre le matériel. « C’est une incompréhension malheureuse », explique ce haut gradé de l’armée ivoirienne, qui assure que tout était en règle pour leur arrivée.

Selon l’armée ivoirienne, ce sont pourtant des problèmes administratifs qui sont invoqués par les autorités maliennes. « D’abord, ils ont dit que l’avion n’était pas sur la liste des appareils autorisés à atterrir. Ce problème a été vite levé, poursuit cette source, mais maintenant, ils disent que nos soldats n’avaient pas de lettre de mission conforme. »

Le porte-parole de la mission des Nations unies au Mali (Minusma) Olivier Salgado avait laissé entendre plus tôt que les militaires interpellés faisaient partie d' »éléments nationaux de soutien » (NSE) logistique à la Minusma.

Les NSE, a précisé Olivier Salgado sur son compte Twitter, sont « des effectifs nationaux déployés par les pays contributeurs de troupes, en soutien à leurs contingents », « une pratique communément appliquée dans les missions de maintien de la paix ».

« D’après nos informations, leur relève du 10 juillet aurait été préalablement communiquée aux autorités nationales », avait-il aussi affirmé.

Et dans tout ces missiles de communiqués et déclarations, on peut toujours remarquer que la CEDEAO est bien un allié de la France voire de l’Union Européenne au détriment de la Russie qui serait entrain de récupérer le Mali malgré l’opposition de la France. Le Mali avait obtenu son indépendance en 1960 des mains de la France, faut-il le rappeler.

AATAB

12-07-2022

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