Internationale

Libre Opinion/ Doit-on penser un nouveau régime politique en Afrique subsaharienne?

Les populations africaines sont en réalité gouvernées par des régimes qui ne sont ni des dictatures militaires ni vraiment des démocraties parlementaires. Ils évoluent dans une sorte de zone grise entre guerre et paix, victimes d’une insécurité quotidienne qui met en évidence la grande fragilité d’États en devenir.

L’Afrique subsaharienne est revenue sur les espoirs de démocratisation qu’avait suscités la fin de la guerre froide et des régimes de parti unique. L’heure est à la désillusion. Même les pôles de stabilité sont aujourd’hui menacés d’une dérive autoritaire. Vers un nouveau régime politique en Afrique subsaharienne?

Des chercheurs américains parlent à ce propos  » d’Anocratie « , un terme qui désigne des États plus ou moins faillis, se caractérisant par une autorité centrale inexistante ou purement virtuelle; des gouvernements toujours menacés par la reprise d’une guerre civile; des niveaux de corruption élevés qui appauvrissent les services publics, alimentent les frustrations et aggravent les inégalités sociales quand ils ne permettent pas d’assurer une redistribution équitable et informelle des ressources; des pouvoirs mal légitimés et de plus en plus contestés, parfois avec des tensions régionales non résolues; des régimes parlementaires qui n’en sont pas vraiment, avec des fraudes et des processus de cooptation et de sélection en guise d’élections.

De fait, beaucoup de pays africains demeurent des zones de non-droit qui ne favorisent ni l’investissement ni la consolidation de relations de coopération. Les impasses de la démocratisation démontrent en outre les échecs des modèles d’exportation des puissances occidentales en la matière. Il importe à cet égard de revenir sur les présupposés de la communauté internationale : une focalisation excessive sur le moment des élections au détriment des pratiques du politique au quotidien ; des illusions quant à une corrélation entre développement, démocratisation, prévention des conflits et stabilité politique ; des certitudes trompeuses sur les mérites des ONG et de la société dite  » civile « . L’anocratie est donc un régime politique qui n’est ni pleinement une démocratie ni pleinement une autocratie, étant souvent sujet à l’instabilité politique.

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José Éric, Un intellectuel insoumis

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