Afrique

[La Bulle du Patriote] La répression et les divisions internes, les armes efficaces de la françafrique


La France a toujours eu une posture paternaliste vis à vis de l’Afrique. Cela explique pourquoi ses politiques ont toujours pour finalité d’infantiliser et de déresponsabiliser les élites africaines. Et quand son enfant n’est pas soumis, on est en droit d’user de menaces et de moyens répressifs pour le remettre au pas. Et quand la répression montre ses limites, la France use de la manipulation de l’information pour faire diversion et diviser les acteurs nationaux qui s’opposent à ses principes d’un autre âge.

Qu’en est-il de l’histoire des répressions françaises en Afrique ?


Le système colonial français s’est construit dans la violence et le sang.

La coercition est le langage utilisé par la France pour contrôler et exploiter ses colonies. Toutes les résistances à la colonisation, les forces anticolonialistes et les mouvements de libération de l’Algérie au Sénégal et du BF à la Guinée en passant par le Mali, le Niger et la Côte d’Ivoire ont toujours été intimidés ou réprimés dans le sang.


A partir de 1946, la création du RDA inquiète la France. Quand elle réalisa qu’elle risquait de perdre sa mainmise sur les colonies de l’AOF du fait de l’expansion des idées du Parti Communiste Français (PCF) et du Rassemblement Démocratique Africain (RDA), elle opta la voie de la répression. En Côte d’Ivoire par exemple, les troupes coloniales sont passées par la violence physique et les enlèvements pour briser les luttes. Elles ont souvent ouvert le feu sur des populations civiles. Face à ces massacres, Félix Houphouet Boigny et le PDCI/RDA furent contraints de revoir leur ligne idéologique. Le RDA finit par devenir pro-français et Houphouet un allié sûr.

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Entre 1908 et 1916, les révoltes dans les territoires de l’actuel BF ( les Mossé de Ramongo, les Bwa, les Gurunsi, les Lobi au sud-ouest) ont toutes été étouffées par la puissance dr feu du canon. Des milliers de Noirs furent enfumés, tués ou emprisonnés.


En 1944, quand les combattants africains (qualifiés à tort de tirailleurs sénégalais), ces libérateurs de la France vaincue par les Nazis avaient dénoncé les injustices subies dans l’armée française, la réponse de la hiérarchie militaire française fut une répression sanglante. Une centaine de soldats noirs furent massacrés. Le drame du camp de Tiaroye consacre le paroxysme de la barbarie française. Il faut être vraiment d’une cruauté animale hors norme pour oser ouvrir le feu sur des soldats qui ont abandonné leurs familles pendant des années et risqué leur vie pour libérer la France sous occupation nazie. Mais ainsi va la logique de l’État français, un État esclavagiste, impérialiste et prédateur.


En 2003, pendant la crise ivoirienne, la France a orchestré une attaque contre ses propres soldats pour avoir le motif de détruire la flotte aérienne ivoirienne dans le but de contraindre le président Bagbo a revoir sa gestion de la crise et ses rapports avec la France.
En 2011, c’est par les injonctions et la violation du droit international que l’armée française a renversé les régimes de Bagbo et de Kadhafi.


Ces quelques exemples nous prouvent que la France ne connait que le langage de la violence et de l’écrasement. Pour atteindre ses fins, elle est prête à tout. Il suffit à un dirigeant africain de dire non aux autorités françaises où de leur tenir tête pour les mettre dans tous leurs états. Et cela peut être un argument solide pour déclencher l’ire et les foudres de Paris.

Qu’en est-il des divisions internes orchestrées depuis l’Elysée pour fragiliser les luttes africaines ?

Pendant la conquête coloniale, on se rappelle que la France a pratiqué la politique du <>. Cela lui a permis de venir à bout des résistances africaines.


Entre 1983 et 1987, la Révolution sankariste a été victime de torpillage et d’infiltrations ennemies ourdies par les réseaux de la françafrique de Focart. Ouagadougou fut inondé de tracts et de polémiques tendant à cristaliser les contradictions au sein du CNR. Ces complots extérieurs ont fini par avoir raison de la confiance entre Thomas Sankara et Blaise Compaoré et cette suspicion a été fatale pour l’expérience révolutionnaire.


Aujourd’hui encore, cette même stratégie de torpillage de la transition est en marche par des intox montées de toutes pièces pour fragiliser la cohésion au sein du groupe.

Les espions expatriés qui commencent à se terrer dans nos villes n’ont d’autres missions que de destabiliser la gouvernance politique. Ayant aussi les mêmes agendas cachés, leurs suppôts locaux usent de tous les stratagèmes pour discréditer l’action de la transition. Ces derniers sont prêts à brandir les erreurs ou les dures réalités du terrain mais refusent de reconnaître les mérites et les exploits.


Pourquoi toutes ces voix discordantes entre Burkinabè ?

La seule vérité qui vaille actuellement est que les Burkinabè doivent converger leur force dans cette lutte contre le terrorisme et surtout contre la domination française.
Dieu bénisse le Faso !

Dr Hyacinthe W. OUÉDRAOGO, écrivain, enseignant-chercheur, président du Mouvement conscience nouvelle (MCN) et membre du Groupe d’initiatives pour la refondation de la Patrie (GIRP)

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