
La volonté de la jeune et ravissante député ivoirienne Naya Jarvis Zamblé qui veut légaliser la polygamie, est motivée par le désir de lutter contre ce qu’elle perçoit comme une hypocrisie sociale et de protéger les femmes vulnérables, plutôt que par la promotion de la pratique en elle-même.
Cette initiative suscite des débats importants sur les implications sociales, culturelles et juridiques pour la société ivoirienne. La polygamie, qui est une pratique courante dans certaines cultures, soulève des questions sur les droits des femmes, l’égalité et le statut familial. Si cette proposition est examinée au niveau législatif, elle pourrait également avoir des répercussions sur le droit familial en Côte d’Ivoire, qui est déjà influencé par des traditions variées. Il serait intéressant de suivre l’évolution de ce débat et les réactions des différentes parties prenantes, y compris des associations de défense des droits des femmes et des organisations religieuses. Cette question met en lumière les diverses perceptions et pratiques liées aux unions maritales dans un contexte ivoirien moderne.
Qui est Naya Jarvis Zamblé ?
Rôle politique : À 30 ans, elle est la plus jeune députée de l’Assemblée nationale ivoirienne. Elle est également maire de Gohitafla et porte-parole adjointe du parti au pouvoir, le RHDP, et du gouvernement.
Personnalité publique : Décrite comme une femme politique sûre d’elle et anticonformiste, n’hésitant pas à remettre en question les normes et à participer aux débats, même au sein de son propre camp politique.
La proposition : Légaliser la polygamie
Objectif principal : Naya Jarvis Zamblé milite pour la reconnaissance et la réglementation légales des mariages polygames.
Législation actuelle : Cette proposition modifierait la loi en vigueur. Depuis le 26 juin 2019, le code du mariage ivoirien définit strictement le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme.
Principaux arguments de son engagement
Son plaidoyer porte sur la protection des femmes vivant dans des relations polygames informelles, une réalité qu’elle décrit comme largement répandue.
Protection des « femmes de l’ombre » : Elle explique que de nombreuses femmes vivent des relations non officielles de longue durée. Au décès de l’homme, elles et leurs enfants se voient souvent refuser leurs droits successoraux et la reconnaissance de leur famille officielle, les laissant dans le dénuement malgré des années d’engagement.
Dénonciation de l’« hypocrisie » : Elle critique le décalage entre la loi et les pratiques sociales, soulignant la fréquence de la polygamie informelle. Elle estime que la légalisation permettrait de rétablir la transparence et de réglementer une réalité existante.
Garantie de la sécurité juridique : Un cadre réglementaire conférerait un statut légal aux secondes épouses et à leurs enfants, leur assurant des droits successoraux, une pension alimentaire et une reconnaissance sociale dont ils sont actuellement privés.
Contexte et réception
Débat en cours : Cette idée n’est pas nouvelle. Son soutien public fait suite à une proposition similaire formulée en 2023 par un autre député, Yacouba Sangaré, ce qui montre que le sujet a été abordé dans les cercles politiques.
Réactions mitigées : La proposition est controversée. Si elle bénéficie d’un certain soutien parmi ceux qui la jugent pragmatique, elle se heurte également à une forte opposition de la part de ceux qui la considèrent comme une régression pour les droits des femmes et une violation du principe d’égalité conjugale.
Position politique : En tant que membre de la direction du parti au pouvoir, son plaidoyer inscrit la question à l’agenda gouvernemental, mais ne garantit pas son adoption. Le processus nécessiterait la rédaction d’un projet de loi, un débat parlementaire et un vote.
Et ensuite ?
Les résultats de recherche n’indiquent pas qu’un projet de loi formel ait déjà été déposé. Les prochaines étapes à suivre sont :
La rédaction et le dépôt formels d’une proposition de loi à l’Assemblée nationale. L’ouverture d’un débat public et parlementaire, qui sera probablement intense compte tenu de la nature sensible du sujet.
La position officielle que le gouvernement et la majorité parlementaire adopteront sur cette initiative.
Avec Terre Des Hommes





