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Le capital naturel du Mali offre des opportunités de financement privé pour le climat et de croissance verte-BAD

La Banque africaine de développement (BAD) a recommandé au Mali d’exploiter son vaste potentiel de capital naturel pour mobiliser des financements privés en faveur du climat et de la croissance verte, une conclusion clé du rapport d’orientation pays 2023 de la Banque pour le Mali.

Le rapport, intitulé « Mobiliser le financement du secteur privé pour le climat et la croissance verte », a été lancé le 3 octobre à Bamako lors d’un atelier présidé par Alousséni Sanou, ministre de l’Économie et des Finances et gouverneur de la Banque du Mali.

Le ministre de l’Économie et des Finances a souligné la pertinence et l’importance du rapport pays 2023 du Mali, qui fournit aux décideurs politiques maliens les outils dont ils ont besoin pour jouer un rôle actif lors de la prochaine Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP28). « La Banque africaine de développement a financé beaucoup de projets verts au Mali », a-t-il reconnu.

Le rapport passe en revue les évolutions et perspectives macroéconomiques et financières récentes, le financement du secteur privé pour le climat et la croissance verte et l’exploitation du capital naturel comme option de financement complémentaire.

Malgré les chocs liés aux sanctions imposées par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et à la guerre en Ukraine, le Mali a enregistré un rebond de croissance de 3,7% en 2022 (contre 3,1% en 2021). ). Cette croissance a été tirée par les secteurs primaire (augmentation de 9% de la production céréalière) et secondaire (augmentation de 4% de la production d’or industriel).

Le Mali devrait enregistrer une croissance du PIB réel de 5,1% en 2023 et de 5,3% en 2024. Ces perspectives de croissance bénéficieront probablement de plusieurs facteurs contributifs : la reprise de la production de coton ; la redynamisation des activités extractives avec l’adoption d’un nouveau code minier, et l’extraction du lithium à partir de 2024 ; et la relance du tissu industriel et le soutien de l’État à la restructuration des unités industrielles en difficulté.

Cependant, malgré sa très faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre (0,06%), le Mali fait partie des pays les plus vulnérables aux aléas climatiques (175ème pays le plus vulnérable sur 185 en 2021, selon Notre Dame Global Adaptation Initiative). La contribution déterminée au niveau national du Mali (révisée pour 2021) estime ses besoins de financement pour lutter contre le changement climatique à 15,3 milliards de dollars sur la période 2020-2030.

Lors de l’atelier de lancement du rapport pays 2023 de la Banque africaine de développement pour le Mali, le secteur privé malien a pris connaissance des opportunités d’investissement à saisir dans le cadre du financement du climat et de la croissance verte.

Les opportunités d’accroître les investissements privés sont nombreuses, note le rapport.

Le secteur privé peut être impliqué via l’accréditation des structures nationales au Fonds vert pour le climat : Banque nationale de développement agricole, Banque de développement du Mali, Banque internationale pour le Mali, Mali Folkcenter. D’autres opportunités incluent les émissions d’obligations vertes, l’accès au mécanisme de développement propre et la vente de crédits carbone, la création d’un guichet secteur privé du Fonds vert pour le climat et la mise en place d’une fiscalité écologique suivant le principe du pollueur-payeur.

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