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Nous produisons ce que nous ne consommons pas et préférons les « made d’ailleurs » !

Le gouvernement dans la vision de promouvoir la consommation des produits locaux à pris tout le mois d’octobre 2020 pour sensibiliser et encourager les togolais à consommer les produits « made in togo ».

Certains jeunes entrepreneurs continuent la sensibilisation qui consiste à consommer les produits locaux. Notre rédaction est allé à la découverte d’une boulangerie et pâtisserie qui utilise les produits locaux pour toutes ses productions.
Il s’agit de Glory Braid. Dans cette pâtisserie, le manioc, le maïs, l’igname , le riz , le gboma et le fonio constituent la matière première.
Elle est dirigée par un jeune togolais du nom de Daniel komlanvi un agent de développement.

Qui est ce jeune entrepreneur ?D’où vous est venue cette idée de boulangerie et pâtisserie à base de produits locaux?

« L’idée m’est venue depuis la préparation de mon mémoire de fin de formation en logistique et je devrais soutenir sur la culture de l’ananas bio au Togo et j’ai côtoyé les paysans qui jetaient leurs manioc, ignames un peu partout parce qu’ils ne trouvaient pas de preneurs, donc c’est par rapport à l’excédent alimentaire remarquée au niveau de la région maritime que j’ai décidé valoriser ses produits en transformant cela en pain et autre. En 2019 j’ai ouvert glory braid pour celà à zanguera. »

Combien de variétés en faites-vous?

« Nous avons plus de 25 variétés de produits. On fait les pains à base de maïs, miel, sorgho, et du riz. Il y a d’autres variétés aussi comme le pain à la date, le gboma burgers et autres. »

Est-ce que les matières premières, vous avez du mal à l’avoir?

« Non pas vraiment vu que c’est nos cultivateurs qui le font, il y en a toujours. C’est peut-être le coût qui dérange un peu. »

Est-ce que vous arrivez à s’en sortir financièrement?

« Financièrement ça ne rapporte pas pour le moment, après fabrication il faut faire une campagne de dégustation gratuite, partager pour faire connaître les produits aux publics et souvent les commandes même ne nous fait pas gagner grand grand chose et c’est des pertes. Nous ne produisons pas pour le moment au seuil de rentabilité. Mais sur le plan professionnel, je me dis que je suis le promoteur et que je porterais le flambeau haut. Et je forme des gens gratuitement sans prendre de sous. Je suis animé par la réussite de ce projet qui va augmenter l’économie nationale. Je suis fou de ce projet jusqu’à ce que j’ai perdu mon boulot principal. »

Quel message avez vous à l’endroit de ceux qui pensent que consommer local est impossible?

Il y a plusieurs maladies qui proviennent des importations des produits que nous mangeons. Nous avons tout en Afrique ici. Prenons juste l’exemple du pain que nous faisons avec le gingembre et le curcuma à base de manioc qui est très bon pour les diabétiques, après consommation vous n’avez pas un problème d’indigestion et d’autre petit problème. Donnons nous à notre production locale. »

Donc vous encouragez une consommation 100% locale?

Ce n’est pas que je suis partant mais je suis déjà dedans. Je fabrique des pains 100% locale chez moi.,

Quelles sont les difficultés auxquelles vous faites face?

La grande des difficultés Aujourd’hui c’est la réticence des pouvoirs publics pour consommer nos produits. Ça fait très mal quand on est fou d’un projet et que l’autorité publique ne nous encourage pas. Il ya des pauses café dans les ministères et autres pourquoi ne pas prendre nos produits pour déguster , les prestataires qui produisent peuvent être orienté vers nous, je ne demande pas de l’argent, il ne sert à rien de crier consommer locale sans mener une action .

Est-ce que vous vivez de votre boulangerie.

« Non pour le moment je ne vis pas de la boulangerie, je vis des activités parallèles que je fais. Pour le moment, la boulangerie ne me nourrit pas.
On n’a besoin d’un regroupement des boulangeries avec des personnes engagé. »

L’Organisation pour l’Alimentation et le Développement Local (OADEL) existe pour accompagner et encourager les jeunes entrepreneurs mais cela reste insuffisant.
Il est bon de promouvoir la consommation locale mais n’oublions pas que dans certains domaines comme la technologie et autres on ne peut pas consommer local car on n’a pas encore les moyens. Et aussi la population dit que les produits made in Togo coûtent un peu cher et parfois même ne sont pas de bonne qualité.
Consommer local oui, mais quels sont les moyens mis à disposition des agriculteurs pour un meilleur rendement? Est-ce que nos productions répondent à la demande des populations?
Consommer local mais pas seulement en alimentation, mais englobe tout musique, habillement et plein d’autres choses, sommes -nous capable de le faire? Prendre un seul mois suffit- il pour faire comprendre à la population l’importance de valoriser nos produits?

Geneviève

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