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« La MINUSMA a besoin d’un soutien sans réserve et d’une pleine liberté de mouvement » (Représentant permanent de la France auprès des Nations unies)

INTERVENTION DE M. NICOLAS DE RIVIÈRE, REPRÉSENTANT PERMANENT DE LA FRANCE AUPRÈS DES NATIONS UNIES

AU CONSEIL DE SÉCURITÉ

Je remercie le Représentant spécial pour son exposé. Et je souhaite la bienvenue au ministre des Affaires étrangères du Mali, M. Diop.

Je voudrais d’emblée saluer la mémoire des victimes du terrorisme au Mali : les civils, les forces maliennes et les forces internationales. La France condamne ces attaques terroristes, et notamment celle qui a encore coûté la vie à deux casques bleus burkinabè la semaine dernière. Je présente à nouveau nos condoléances à leurs familles, au Burkina Faso et j’en profite pour saluer tous les pays contributeurs de troupes.

Madame la Présidente,

Le mandat de la MINUSMA expirant le 30 juin, ce Conseil est à nouveau saisi du sujet. C’est un enjeu important pour le Mali, mais aussi pour la stabilité de toute la région.

La France salue la qualité de la revue stratégique qui a été élaborée par les Nations unies en janvier, en consultation avec toutes les parties prenantes, et signée par le Secrétaire général des Nations unies.

Celle-ci a souligné la contribution majeure de la MINUSMA pour soutenir la paix au Mali. C’est une reconnaissance du travail remarquable fourni depuis dix ans par les casques bleus.

Le Secrétaire général a également fixé des paramètres clairs, dont le respect est indispensable, y compris pour la viabilité et l’efficacité de l’action de la MINUSMA.

Les membres de ce Conseil l’ont souvent répété : la paix n’est durable que lorsqu’elle se fonde sur des solutions politiques, à travers l’engagement de tous.

A ce titre, la première priorité, dans le cas d’espèce, est la mise en œuvre de l’Accord de Paix. Il est urgent que des progrès sur le terrain se matérialisent, avec l’appui de la médiation internationale. Nous devons continuer à soutenir les efforts de l’Algérie.

La seconde priorité est l’achèvement de la transition politique dans le cadre agréé entre le Mali et la CEDEAO, avec un retour à l’ordre constitutionnel en mars 2024. La MINUSMA demeure prête à contribuer à l’organisation des élections.

La MINUSMA apporte depuis 2013 un soutien essentiel aux populations maliennes. La mission protège les civils, elle travaille au respect des droits de l’Homme, à la lutte contre l’impunité et à la pleine participation des femmes aux processus de décision, elle facilite l’accès humanitaire.

Mais le Secrétaire général l’a constaté dans son dernier rapport : malgré le dialogue que la MINUSMA poursuit avec les autorités maliennes, elle reste entravée dans ses mouvements. Depuis l’arrivée de Wagner au Mali, ces restrictions n’ont fait que s’accroître, de même que les graves violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire.

C’est pourquoi, les troupes de la MINUSMA ont besoin d’un soutien sans réserve et d’une pleine liberté de mouvement, conformément au SOFA. C’est pourquoi, le Secrétaire général, dans sa revue stratégique, a formulé plusieurs recommandations pour adapter le déploiement de la MINUSMA à ces réalités.

MISSION PERMANENTE DE LA FRANCE AUPRÈS DES NATIONS UNIES

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