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Togo | Affaire Madjoulba Bitala : Pourquoi un procès à huis-clos pour le Général Kadangha et acolytes ?

Le général de division Kadangha Abalo Félix, ancien chef d’Etat-major général des Forces Armées Togolaises (FAT) est poursuivi entre autres pour complicité d’assassinat dans la mort du colonel Toussaint Bitala Madjoulba, et complot contre la sécurité intérieure de l’État. L’audience privée dans ce procès inédit a démarré lundi 23 octobre 2023 à Lomé.

Pourquoi un procès à huis-clos pour le Général Kadangha et acolytes ?

Cette réflexion sur le sujet de procès à huis-clos du tribunal militaire est une analyse citoyenne informative et formative. Elle situe le citoyen dans les enjeux de l’écosystème de la gouvernance sociopolitique et de la gestion des forces armées et des forces de sécurité nationale.

Il existe plusieurs raisons possibles à la décision du gouvernement togolais de tenir le procès de Kadangha et ses acolytes à huis-clos.

Pour protéger la sécurité des témoins et des participants.

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Le procès pourrait impliquer des révélations sensibles sur les activités du gouvernement ou de l’armée. En le tenant à huis-clos, le gouvernement espère protéger les témoins et les participants de représailles.

Pour éviter les perturbations.

Le procès de Katanga est un événement très sensible au Togo avec l’armée en toile de mire. En le tenant à huis-clos, le gouvernement espère éviter les perturbations et les manifestations qui pourraient perturber le procès. Cela est bien possible aussi après le procès lorsque les verdicts sembleraient être manipulés de façon manifeste.

Pour protéger la réputation du gouvernement.

Le gouvernement togolais serait accusé par les populations de corruption et de répressions sur les jeunes des localités de Doufelgou et de Siou. En tenant le procès à huis-clos, le gouvernement espère éviter que des informations compromettantes ne soient rendues publiques.

Pour quels intérêts et à qui cela profite ?

Le procès à huis-clos profite principalement au gouvernement togolais. Il lui permet de protéger la sécurité des témoins et des participants, d’éviter les perturbations et de protéger sa réputation.

Ce procès aura-t-il quels impacts positifs et négatifs ?

Le procès de Kadangha pourrait avoir des impacts positifs et négatifs.

Impacts positifs

Il pourrait contribuer à la justice et à la transparence. Si le procès est équitable et impartial, il pourrait contribuer à la justice pour la famille du colonel Madjoulba et à la transparence sur les activités du gouvernement et de l’armée.

Il pourrait contribuer à la réconciliation nationale.

Si le procès est mené de manière juste et équitable, il pourrait contribuer à la réconciliation nationale en montrant que le gouvernement et les premières autorités de l’état togolais sont prêts à tenir les responsables des institutions étatiques responsables de leurs actions et qu’ils doivent en rendre compte absolument.

Impacts négatifs

Ce procès pourrait alimenter les tensions politiques. Si le procès est perçu comme injuste ou partial, il pourrait alimenter les tensions politiques et les protestations contre le gouvernement.
Le procès à huis-clos pourrait limiter la transparence. En tenant le procès à huis-clos, le gouvernement limite la transparence sur les événements qui ont conduit à la mort du colonel Madjoulba et à d’autres et sur les éléments compromettant qualifiés de complot contre la sûreté de l’état.

Les risques potentiels liés à ce procès

Le procès de Kadangha comporte des risques potentiels évidents, notamment :

Le risque d’un verdict injuste. Le procès est tenu à huis-clos, ce qui limite la possibilité pour le public de suivre le procès et de s’assurer que le verdict est juste.

Le risque de représailles contre les témoins. Le procès pourrait impliquer des révélations sensibles sur les activités du gouvernement ou de l’armée. En tenant le procès à huis-clos, le gouvernement pourrait limiter la protection des témoins contre les représailles.

Le risque de perturbations. Le procès de Kadangha est un événement très sensible au Togo. En le tenant à huis-clos, le gouvernement pourrait accroître le risque de perturbations et de manifestations.

Pour éviter tous dérapages, il est important que le procès soit équitable et impartial.

Le gouvernement doit garantir que les droits des accusés sont respectés et que le procès est mené de manière transparente.

La situation dans laquelle va se dérouler le procès de Kadangha est unique au Togo. Le procès est tenu à huis-clos, ce qui limite la transparence et augmente les risques de dérapages. Il est important que le gouvernement prenne des mesures pour garantir que le procès soit équitable et impartial, et qu’il protège les témoins contre les représailles, et inclure la mise en place d’un programme de protection des témoins et la sensibilisation des forces de sécurité à l’importance de protéger les témoins.

La décision du gouvernement togolais de tenir le procès de Kadangha à huis-clos est susceptible de susciter des critiques de la part des défenseurs des droits humains et de la société civile. Ces derniers pourraient affirmer que le huis-clos est contraire aux principes d’un procès équitable et transparent. Ils pourraient également craindre que le huis-clos ne soit utilisé pour dissimuler des informations compromettantes sur le gouvernement ou sur l’armée.

Le gouvernement togolais devra donc être attentif aux critiques qui sont formulées à l’encontre du huis-clos. Il devra également prendre des mesures pour garantir que le procès soit équitable et transparent, même s’il est tenu à huis-clos. Ces mesures pourraient inclure la publication d’un compte rendu détaillé du procès et la mise en place d’un mécanisme de surveillance indépendant.

Enfin, le gouvernement devra être attentif aux risques de perturbations et de manifestations. Il devra prendre des mesures pour prévenir tous ces risques.

Pour conclure, le procès de Kadangha reste un événement important et unique en son genre au Togo. Le gouvernement devra faire attention et prendre des mesures idoines pour garantir un procès équitable, transparent, qu’il ne dégénère pas en violence et qu’il ne soit pas source de crispation et de cristallisation des populations togolaises contre le pouvoir et l’armée. Le gouvernement doit nécessairement communiquer sur la question du procès de Katanga à l’endroit des citoyens togolais.

Guillaume KOLOR

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2 commentaires

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