En Afrique comme ailleurs, plus qu’ailleurs, l’apprentissage de la langue française est intimement lié à la fréquentation scolaire. En cette saison -20 mars 2023, journée internationale de la Francophonie- où elle est célébrée, cependant, les mutations du monde et de l’Afrique, où vit la majorité des francophones, appellent une refondation de l’école et revoir l’enseignement de la langue française.
La langue de Molière est-elle celle utilisée aujourd’hui par nos cadets et descendants dans la rédaction de leurs messages courts sur Android, sur WhatsApp, Facebook, Twitter et etc… ?
Par exemple : tiéka pour écrire quartier Kbien pour écrire combien, slt pour écrire salut , kdo pour écrire cadeau, jsuizon pour écrire je suis à la maison, Jtp pour écrire je t’en prie, mifa pour écrire famille … Etc. Et dans une phrase on ne retrouve que ces abréviations que le lecteur a du mal a déchiffrer parfois ou perd un temps fou pour comprendre le message qui lui est destiné.
Si Messieurs Molière, Racine, Victor Hugo, de la Bruyère, Aimé Césair, Senghor, et tous les autres soudains ressuscitaient, comment feraient-ils pour lire et surtout comprendre ces millions de messages qui circulent chaque jour à travers le monde, non pardon, à travers la planète ?
Devant ce phénomène que pensent nos Immortels de la très noble et très respectable Académie Française ?
Dans quelle langue leur progéniture rédige-t-elle son courrier ?
L’Organisation Internationale de la Francophonie, encore « un machin » dont on ne connait pas vraiment l’utilité, ne va-t-elle pas tomber en panne et son secrétaire général se retrouver du coup au chômage ?
Quelle langue et grammaire allons-nous désormais utiliser pour revendiquer la Souveraineté Nationale si précieuse à nos États soi-disant indépendants mais plus sous-développés que jamais et, selon la gravité de l’heure, aller pleurnicher devant la toute puissante et incontournable dame Communauté Internationale?
Pour ce qui me concerne personnellement, mon inquiétude est grande face à ce phénomène. Les apprenants et surtout les enseignants de la langue française s’étant apparemment tous mis d’accord pour une promotion désastreuse de cette »dégrammatisation » et du coup les formateurs ont oublier d’ enseigner les exercices de syllabation aux élèves à l’école.
Comme dirait l’idiot de mon village qui lui, n’en n’a rien à faire mais parle si bien sa langue maternelle sans savoir l’écrire-l’autre absurdité- , on verra…
Et en attendant à vos plumes !
José-Éric GAGLI dit le Divin