NationaleSociété

LA SEXUALITE PENDANT LA GROSSESSE

La grossesse est une période durant laquelle la sexualité se modifie souvent. Qu’est-ce qui change ? Comment avoir une sexualité épanouie ? Quelles contre-indication pour le sexe durant la grossesse ? Les réponses.

1) Mise en place d’une nouvelle sexualité pendant la grossesse

Chez la femme enceinte, il y a toujours une sexualité érotique, mais apparaît aussi une sexualité de femme-maman (et aussi de partenaire-papa) avec, pour chacun, un vécu émotionnel différent, et des préoccupations liées à la grossesse et au bébé. Il est tout à fait normal que l’activité et le comportement sexuel changent au cours de la grossesse. D’ailleurs, l’intérêt sexuel peut diminuer ou, au contraire, augmenter, en fonction de son stade.

En tout cas, la peur de nuire à l’enfant ne doit plus être un prétexte pour restreindre les rapports. Stop aux idées reçues : certains pensent que l’enfant est en quelques sorte témoin des rapports sexuels, d’autres s’imaginent que la pénétration pourrait faire mal au bébé… C’est faux. En réalité, le fœtus est bien à l’abri à l’intérieur du sac amniotique dans l’utérus ; un bouchon muqueux situé au niveau du col de l’utérus le sépare de la cavité vaginale. Votre enfant ne risque absolument rien et vous pouvez continuer à faire l’amour jusqu’à la fin de la grossesse sans aucun problème.

En revanche, au fur et à mesure que votre ventre s’arrondit, certaines positions deviendront impossibles à faire. L’occasion de laisser libre cours à son imagination !

De plus, l’abstinence n’a pas de raison d’être durant une grossesse normale (sauf contre-indication). Au contraire, poursuivre une activité sexuelle pendant la grossesse renforce les liens du couple, prépare un accueil équilibré de l’enfant et diminue le risque de problèmes sexuels dans la période suivant l’accouchement.

2) La libido au cours du premier trimestre

Le désir diminue souvent au cours du premier trimestre de grossesse. La fatigue, les nausées, la somnolence ne favorisent pas l’intérêt sexuel. De plus, sur le plan émotionnel, la femme vit très fortement cette expérience nouvelle de la présence de l’enfant en elle. Le couple est encore sous l’effet de l’annonce de la grossesse.

Par ailleurs, la peur de fausse-couche liée à des rapports sexuels peut influencer le désir durant cette période, mais cette crainte est infondée : à ce stade, les fausse-couches sont le résultat d’anomalies chromosomiques de l’embryon.

3) La libido au cours du deuxième trimestre

Pendant le deuxième trimestre, le désir est variable d’une femme à l’autre. Si la sensation de bien-être et la disparition des maux de de la grossesse favorisent la libido, les modifications corporelles, la prise de poids, l’image socio-familiale de la femme enceinte, particulièrement pour l’homme l’image de femme-maman, sont autant de facteurs qui peuvent au contraire inhiber le désir.

Par ailleurs, un certain degré de sécheresse vaginale peut être observé. La pénétration peut être alors moins agréable, voire douloureuse, augmentant la crainte de nuire au bébé et diminuant le désir.

En définitive, beaucoup de femmes ont un désir et une activité sexuelle plus importants qu’avant la grossesse. Mais chez d’autres, la baisse du désir observée au cours du premier trimestre se poursuit durant le deuxième.

4) La libido au cours du troisième trimestre

Le troisième trimestre est souvent associé à un désintérêt sexuel. Les changements corporels sont plus nets. Les rapports peuvent devenir inconfortables. Un orgasme peut déclencher des contractions utérines (assimilées, chez la femme, au risque d’accouchement prématuré), l’incitant à éviter de vouloir renouveler cette expérience.

Dans le mois précédant l’accouchement, l’activité sexuelle est souvent réduite : aux raisons physiques déjà citées viennent s’ajouter la peur accrue de déclencher l’accouchement. En réalité, dans la majorité des cas, les rapports peuvent être poursuivis sans dommage jusqu’aux derniers jours de la grossesse.

Céline N.

OBJECTIF one

TOGONYIGBA

Groupe de presse Togonyigba (support papier et en ligne) Lomé-Amadanhomé Togo / Contact Rédaction : (00228) 99460630/93921010 / N° Récépissé : 0425/24/03/11/HAAC / Courriel : togonyigba@gmail.com / Directeur Général : José-Éric Kodjo GAGLI

Articles similaires

30 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Discutez donc
1
Salut! Besoin
Togonyigba
desirez

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité