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Togo-Cantines scolaires/Kwassi Pascal Akoussah : Le programme visant à nourrir chaque élève à sa faim dans le milieu scolaire n’est pas totalement à sa hauteur

‘‘Cantines scolaires’’, le programme visant à nourrir chaque élève à sa faim dans les milieux scolaires, n’est pas totalement à sa hauteur. Kwassi Pascal AKOUSSAH, un ancien étudiant du ministre de l’Education Prof Dodzi Kokoroko se prononce sur le sujet.

L’éducation scolaire est sans doute un des facteurs nécessaires à l’édification de la jeunesse d’un pays. Cette même jeunesse, plus tard appeler à servir les intérêts de la nation sera en mesure de ce faire si et seulement si elle a été formée auparavant. Et tout ceci passe auparavant par un suivi qualifié de la génération future depuis un âge insignifiant jusqu’aux portes des études supérieures. Ainsi, le gouvernement, dans sa politique de venir en aide aux zones les plus défavorisées et dans le souci d’apporter à l’éducation préscolaire et primaire les besoins primordiaux a instauré un programme instaura ledit programme afin de réduire les inégalités au sein des communautés.

Cependant, force est de constater que celui-ci n’arrive pas à couvrir en tant que tel les attentes de la population. Aussi bien à l’intérieur du pays que dans la diaspora, des voix se sont entendre sur le sujet. Pour celles-ci, cette initiative, aussi bonne qu’elle soit a besoin de quelques réajustements en son sein. Pour ce faire, Pascal AKOUSSAH, ancien étudiant du Ministre Prof KOKOROKO se prononce en ces termes : ‘‘Nous n’allons pas aborder la question de la préparation et de la distribution des repas dans cet article. Nous allons nous intéresser à la faisabilité du dispositif. Pour cela, nous devons savoir son but précis. La restauration scolaire, comme nous venons de le préciser répond principalement à un but social : assurer à tous les élèves une alimentation équilibrée, avec une qualité nutritionnelle et une sécurité alimentaire suffisante »

En effet, l’alimentation d’un enfant en âge scolaire est essentielle pour sa croissance, son développement mental ainsi que pour ses capacités d’apprentissage. Autrement dit, un enfant mal nourri ne pourra pas croître et se développer normalement et ses capacités d’apprentissage seront de jour en jour altérées. Nous pouvons illustrer cela avec un véhicule ou encore une machine qu’on conduit sans carburant, élément essentiel pour son bon fonctionnement.

Or, se concentrer et faire travailler les neurones et le cerveau lors de l’apprentissage fait autant dépenser d’énergies, pour ne pas dire plus, que lors des activités mécaniques.
Si donc les enfants sont les leaders de demain, la relève pour le pays, il n’y a rien de plus important que de mieux les nourrir, les protéger, les entretenir et les aider à donner le meilleur d’eux-mêmes afin qu’ils deviennent des citoyens prêts à toutes bonnes œuvres dans le futur. Cette précision étant faite, et admettons une prise de conscience par les diverses autorités en charge ainsi que les parents d’élèves, nous pouvons maintenant nous demander comment arriver à assurer cette cantine effective à tous les élèves du Togo, du grand nord au sud du pays ? La décentralisation en est pour quelque chose. Et donc DIEU merci pour l’installation des mairies à travers le pays.

Dans plusieurs pays pionniers en matière de restauration scolaire comme les pays occidentaux, le système retenu pour cette restauration est celui de la décentralisation.
En effet, les communes (mairies) assurent généralement ce service pour les écoles primaires et maternelles ; les départements prennent en charge ce service pour les collèges, et les régions pour les lycées. Cette répartition permet d’éviter une inefficacité dans le service rendu. Vivement qu’une meilleure répartition des responsabilités soit la préoccupation de nos autorités nationales aussi, pour le bonheur des élèves.

Certes, c’est un service à caractère social qui doit par conséquent être pris en charge par les administrations publiques. Cependant, dans ces pays pionniers, les parents d’élèves participent selon leurs moyens à ce service. Dans ces pays à l’instar de la France, c’est le quotient familial qui détermine la participation des parents à ces repas ; le quotient familial étant un outil de mesure des ressources mensuelles des parents.
Cet outil tient compte à la fois des revenus professionnels et/ou de remplacement (indemnités par exemple) des parents, des prestations familiales mensuelles perçues (y compris celles versées à des tiers) et de la composition du foyer ou de la famille. Chaque parent inscrivant son enfant à cette restauration scolaire, assure donc une partie des frais des repas servis pendant les pauses méridiennes. Ce n’est pas le juste prix des repas, mais juste une participation ; le caractère social du service fait que l’administration prend en charge la grande partie.

Seulement, dans nos pays d’Afrique subsaharienne, la majorité des parents n’ont aucun revenu et ne bénéficient d’aucune prestation sociale, ce qui fait qu’ils ne peuvent participer en rien à ce service. Est-ce leur faute pour autant ? Tout le monde voudrait bien travailler mais les conditions devraient encore être réunies. Les élèves devraient-ils être pénalisés et privés de restauration scolaire du fait de cette situation ? Sont-ils responsables de cela ? Les administrations ne devraient-ils pas faire des efforts supplémentaires pour assurer un meilleur avenir pour le pays en passant par une meilleure alimentation ?

Et si la manière de procéder reste encore problématique, il faut dire qu’on n’est pas obligé de faire comme cela se fait dans les pays pionniers. Il faut simplement adapter ce service à nos réalités….. Vivement que ce qui a débuté dans certaines zones du pays (Togo) puisse être généralisé et amélioré pour le bonheur de tous les élèves du Togo, et aussi par souci d’égalité devant le service public. Il est de bon ton de féliciter les autorités togolaises pour la mise en œuvre progressive de ce dispositif en partant du nord pour arriver au sud. Cette initiative financée au début par des fonds internationaux serait désormais prise en charge par l’Etat togolais. Vivement qu’elle continue son chemin pour atteindre tous les élèves, surtout les plus défavorisés.

Les efforts du gouvernement sont louables dans sa politique d’assainissement du secteur scolaire et éducatif. Comme l’a affirmé Pascal Kwassi AKOUSSAH, vivement qu’elle continue son chemin pour atteindre tous les élèves, surtout les plus défavorisés.

Fabrice G.

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