Santé

[Dossier] Tout savoir sur la contraception d’urgence hormonale ou « pilule du lendemain »

La pilule du lendemain n'est pas un avortement !

Nombreuses sont des jeunes filles et dames qui font usage de la pullule du lendemain après avoir eu de rapport sexuel dans l’optique d’éviter d’éventuelles grossesses. La pilule du lendemain est une contraception d’urgence qui permet d’éviter une grossesse après un rapport sexuel non ou mal protégé. Les femmes de moins de 30 ans sont les principales utilisatrices.

La contraception d’urgence hormonale ou « pilule du lendemain » doit être prise au plus tard dans les 3 à 5 jours après un rapport sexuel à risque. Elle est disponible sans prescription médicale et de façon anonyme et gratuite aux mineures.

  1. Ce n’est pas un avortement
    Contrairement aux médicaments abortifs, qui visent à interrompre une grossesse en cours, la contraception d’urgence a pour objectif d’empêcher la fécondation de l’ovule par un spermatozoïde. En France, il existe deux types de pilules du lendemain: Norlévo et EllaOne. En vente libre en pharmacie, elles ne sont remboursées pour les adultes que si elles ont été prescrites par un professionnel de santé mais sont gratuites pour les mineures.

Chacune contient une hormone: pour la première, il s’agit du lévonorgestrel; la seconde, EllaOne, a pour principe actif l’acétate d’ulipristal. En bloquant la croissance du follicule ovarien (ovule en formation dans l’ovaire), l’une comme l’autre sont capables de retarder le moment de l’ovulation. Ainsi, les spermatozoïdes en attente dans les trompes ne rencontrent aucun ovule à féconder.

Ces pilules sont inefficaces une fois que l’œuf fécondé s’est implanté dans l’utérus et que la nidation a commencé: elles ne peuvent agir qu’en amont d’une grossesse. À ce titre, ce ne sont donc pas des médicaments abortifs. En revanche, EllaOne pourrait diminuer les chances de nidation de l’œuf dans l’utérus.

  1. On peut prendre la pilule du lendemain jusqu’à trois ou cinq jours après un rapport non protégé
    Contrairement à ce que son nom indique, la «pilule du lendemain» peut être prise au-delà des 24 heures suivant le rapport non protégé. Selon le type de pilules, le délai est différent: jusqu’à trois jours pour Norlévo et cinq jours pour EllaOne. Il est toutefois préférable de la prendre le plus tôt possible car elle est d’autant plus efficace.
  2. La pilule du lendemain ne rend pas stérile
    À l’instar de la pilule «classique», la contraception d’urgence n’a aucun impact négatif sur la fertilité, elle n’augmente pas le risque de faire une fausse couche spontanée ou une grossesse extra-utérine à l’avenir.
  3. La prendre trop souvent n’est pas mauvais pour la santé
    La contraception d’urgence peut être utilisée autant de fois que nécessaire pour éviter une grossesse non désirée, sans que cela ne pose problème. Des effets indésirables peuvent survenir, mais ils sont rares, modérés et disparaissent généralement sous 24 heures. Il peut s’agir de troubles des règles (règles en avance ou en retard, petits saignements répétés, règles abondantes), de nausées (entre 25% et 50% des femmes en souffrent), de maux de tête (une sur six), de douleurs abdominales basses, de fatigue ou encore de tension dans les seins.

Par ailleurs, la contraception d’urgence n’augmente pas le risque de thrombose veineuse (phlébite, embolie pulmonaire), comme c’est le cas des pilules oestroprogestatives, en particulier celles de troisième et quatrième générations. En effet, les pilules du lendemain ne contiennent pas d’œstrogène, une hormone qui peut modifier certains paramètres de la coagulation sanguine.

Selon les critères établis par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), «il n’y a aucune situation dans laquelle les risques d’utiliser la contraception d’urgence sont supérieurs à ses bénéfices». Ainsi, les femmes ayant un antécédent de grossesse extra-utérine, une maladie cardiovasculaire, des migraines, une pathologie du foie ou qui allaitent peuvent prendre la pilule du lendemain.

  1. Les pilules du lendemain ne sont pas efficaces à 100%
    La contraception d’urgence n’est jamais efficace à 100%, même si elle prise très rapidement après le rapport non protégé. Norvélo affiche une efficacité de 98% quand elle est prise dans les 12 heures suivant le rapport. Pour EllaOne, ce taux est de 85% quand sa prise intervient sous 3 jours. Pour l’une comme pour l’autre, l’efficacité décroît avec le temps. Ainsi, il passe à 58% pour Norvélo quand la prise a lieu entre le deuxième et le troisième jour suivant après le rapport, et à 61% pour EllaOne entre 2 et 5 jours après.

À noter que jusqu’aux prochaines règles, il est important d’utiliser un préservatif car la contraception d’urgence ne protège pas du risque de grossesse jusqu’à la fin du cycle. Si la contraception d’urgence fait suite à un oubli de pilule, cette dernière doit être continuée jusqu’à la fin de la plaquette mais elle peut avoir une efficacité réduite. Là aussi, mieux vaut donc utiliser des préservatifs.

Compte tenu de la fiabilité relative de la contraception d’urgence, il est recommandé de faire un test de grossesse trois semaines après la date du rapport non protégé. Il faut également rappeler que la contraception d’urgence dépanne mais ne remplace pas une contraception régulière. Et surtout, elle ne protège pas des infections sexuellement transmissibles.

Il existe un autre mode de contraception d’urgence, les dispositifs intra-utérins (stérilets) au cuivre, qui sont efficaces à 99% quand ils sont posés dans les 5 jours suivant le rapport. Leur pose nécessite une consultation chez un gynécologue, un médecin généraliste ou une sage-femme.

Cette méthode qu’elles estiment contraceptive n’en est aucunement pas. A en croire un médecin consultant en communication pour le développement thématique Santé de reproduction des adolescents et jeunes, elles doivent utiliser ce médicament, seulement une fois en deux ans. «Les pilules du lendemain ne sont pas un moyen de contraception durable. Elles sont sur-dosées pour atteindre les résultats», prévient-il

Comment fonctionne la pilule du lendemain.

Fonctionnement

En se fiant au site sante.journaldesfemmes.fr, la pilule du lendemain agit principalement en retardant l’ovulation. Il s’agit d’une méthode de rattrapage exceptionnelle permettant d’éviter une grossesse non désirée en cas de rapport non ou mal protégé. Ce n’est en aucun cas une pilule abortive : elle ne peut donc pas déclencher d’avortement puisqu’elle n’est plus efficace si la fécondation a déjà eu lieu. Elle est délivrée sous forme d’un comprimé unique, qui doit être pris au plus tôt après le rapport avec un verre d’eau.

Il existe deux types de pilule du lendemain : Lévonorgestrel (Levonorgestrel Biogaran, NorLevo) à prendre jusqu’à 72 heures (3 jours) après un rapport sexuel non ou mal protégé et l’ulipristal acétate (EllaOne) à prendre jusqu’à 120 heures (5 jours) après un rapport sexuel non ou mal protégé. Elle est communément appelée «la pilule du surlendemain».

Le conseil en +

Une contraception d’urgence peut également être obtenue grâce à la pose d’un dispositif intra-utérin au cuivre par un médecin ou une sage-femme dans les 5 jours après le rapport. Il s’agit d’une alternative à la pilule du lendemain.

Quand prendre la pilule du lendemain ?

La pilule du lendemain ne doit pas remplacer une contraception régulière et s’utilise de manière occasionnelle. Il s’agit d’un contraceptif d’urgence qui peut se prendre à n’importe quel moment du cycle dans plusieurs situations entre autres, après un rapport à risque sans moyen de contraception (si vous avez pris la pilule avec un décalage horaire, si vous avez vomi ou eu la diarrhée après avoir pris la pilule, si vous ne prenez pas la pilule et que vous avez eu un accident de préservatif) ; suite à un oubli de contraceptif

La pilule du lendemain ne présente aucun danger pour la santé. Néanmoins, son efficacité n’est pas optimale puisqu’elle ne protège pas à 100% d’une grossesse non désirée et ce même si elle est prise tout de suite après le rapport non protégé.

Par ailleurs, l’efficacité de la pilule du lendemain décroît au fil des jours, d’où l’importance de la prendre rapidement après le rapport sexuel à risque.

Il est important de noter que la pilule du lendemain est une contraception d’urgence et qu’elle ne protège pas contre les maladies sexuellement transmissibles (MST). En cas de rapports sexuels réguliers, il est plus prudent de se tourner vers un autre mode de contraception et d’avoir recours à des dépistages de façon régulière.

Des risques ?

il est fortement conseillé de faire un test de grossesse 3 semaines après la prise de la pilule du lendemain car celle-ci n’élimine pas entièrement le risque de tomber enceinte.

Aussi, si la pilule du lendemain est prise suite à un oubli de la pilule progestative ou oestroprogestative, la pilule doit être poursuivie jusqu’à la fin de la plaquette bien que son efficacité puisse être altérée.

Par ailleurs, si une grossesse est en cours, elle ne peut être interrompue à l’aide de la pilule du lendemain et ce quel que soit son stade.

Quels sont les effets secondaires de la pilule du lendemain ?

Les principaux effets secondaires de la pilule du lendemain sont les suivants :

Nausées et vomissements
Saignements entre les règles
Douleurs abdominales
Fatigue
Mal de tête
Sensibilité des seins
Diarrhée
Vertiges
Règles irrégulières, commençant plus tôt ou plus tard que d’habitude
Ces réactions sont normales et durent en moyenne 24 heures.

Bien que plus rares, d’autres effets secondaires peuvent également survenir, tels que de l’urticaire, des démangeaisons, un gonflement du visage, des douleurs pelviennes, des règles douloureuses.

Est-ce normal de saigner avec la pilule du lendemain ?

Oui, la pilule du lendemain peut faire saigner entre les règles. En effet, son but principal est de retarder l’ovulation, ce qui perturbe le cycle menstruel. Les règles peuvent donc apparaître avant ou après la période prévue.

Est-ce normal d’avoir mal au ventre avec la pilule du lendemain ?

Oui, il est normal de ressentir des douleurs abdominales semblables à des douleurs de règles après avoir pris la pilule du lendemain. En effet, elle contient des hormones de synthèse (la lévonorgestrel ou l’acétate d’ulipristal) qui, en bloquant l’ovulation, créent une activité des muscles utérins qui peut donner lieu à des contractions douloureuses de l’utérus. Comme pour des douleurs menstruelles, la prise d’un médicament antispasmodique peut aider à soulager ces contractions.

Si les douleurs persistent au-delà d’une semaine et qu’elles augmentent en intensité, il est préférable de consulter un médecin.

Quelles sont les contre-indications de la pilule du lendemain ?

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la pilule du lendemain ne présente pas de contre-indications. Les bénéfices de celle-ci l’emportent donc sur ses risques. Ainsi, les femmes qui ont des antécédents médicaux tels qu’une maladie auto-immune, une affection hépatique, une maladie cardiovasculaire et celles qui allaitent peuvent tout à fait prendre la pilule du lendemain sans que cela ne menace leur santé.

Combien de fois dans sa vie peut-on prendre la pilule du lendemain ?

La pilule du lendemain peut être prise autant de fois que nécessaire. Cependant, si elle est prise trop souvent, elle peut entraîner des bouleversements du cycle menstruel dont le résultat principal serait une irrégularité des règles.

Si des effets secondaires peuvent apparaître, ces derniers ne nuisent ni à la bonne santé des personnes qui la prennent, ni à leur fertilité contrairement à ce que beaucoup pensent. Par ailleurs, contrairement aux pilules oestroprogestatives de troisième et de quatrième génération qui augmenteraient les risques de phlébite et d’embolie pulmonaire, la pilule du lendemain est sans risques. En effet, ce type de pilule ne contient pas d’œstrogènes, des hormones qui pourraient altérer le processus de coagulation sanguine.

La rédaction

OBJECTIF one

TOGONYIGBA

Groupe de presse Togonyigba (support papier et en ligne) Lomé-Amadanhomé Togo / Contact Rédaction : (00228) 99460630/93921010 / N° Récépissé : 0425/24/03/11/HAAC / Courriel : togonyigba@gmail.com / Directeur Général : José-Éric Kodjo GAGLI

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Discutez donc
1
Salut! Besoin
Togonyigba
desirez

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité