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[Afrique] Tradition : La dote, un héritage culturel à abolir ou à conserver ?

La dote, une pratique symbole historiquement culturelle et transmise de génération en génération est un symbole laissé par nos ancêtres, est aussi un gage d’une alliance conclu entre 2 familles qui se mobilisent de part et d’autre, pour donner toute leur bénédiction aux époux, à leur amour, à la paix et à la sécurité. Une alliance qui fait tomber les barrières entre lignages et dont la solidarité subsiste longtemps, même après l’échec du mariage ou la mort de l’un des deux époux.

Le contexte contemporain et l’importation de la copie conforme des dispositions venues d’ailleurs ont vidé la dote ou le mariage traditionnel de son sens. La femme recevait certes les biens dotaux mais le mariage était également scellé par cette cérémonie et il n’y avait aucun acte car nous étions dans une société sans écriture. Une certaine connaissance de la culture africaine permet de percevoir toute la sagesse et la valeur juridique de cette institution millénaire encore enracinée en Afrique.

La dote, une pratique symbole

Au départ chaque effet de la dote a son sens selon les communautés: Cola, sel, l’eau, boissons, pagne, « gnangadje » , boucles d’oreilles, foulard, chaussures, bague etc. Payer la dote est une fierté du couple, et ce n’est pas dans le sens de vendre la femme.

Les règles de jeux pour la dote ont changé dans leur pratique.

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L’objet de la dote était exprimé par l’apport matériel beaucoup plus en nature envers la belle famille. Une preuve de capacité à entretenir la femme une fois au foyer et qui se faisait de bon cœur sans exigences. La jeune femme à doter est sensée être vierge.


Aujourd’hui nous sommes dans l’approche capitaliste de la dote où ce sont les listes de ce qu’il faut apporter à la belle famille comme dot qui sont remis à la famille de l’époux. Dans ce jeu d’honorer l’exigence sociale à la mode, le couple s’endette pour réaliser les exigences de la belle famille et les conséquences qui découlent au foyer, chacun/e de nous en sait quelque chose !!!

Des dispositions bien difficiles à appliquer

Au Gabon, cette pratique symbole de cette alliance est désormais interdite et passible de prison. « Sera puni d’un emprisonnement de 03 mois à 01 an et d’une peine d’amende de 36 000 à 360 000 francs CFA ou à l’une de ces deux peines seulement qui conque enfreindra les dispositions de la présente loi soit en exigeant ou en acceptant, soit en remettant des présents en argent ou en nature à titre de dote (…) sont assimilés aux dons en nature les prestations de services.

Comment contrôle t-on l’application d’une telle loi ?


L’État mettra des gendarmes dans chaque famille pour contrôler le respect du montant de la dote lors de la demande en mariage de chaque jeune femme togolaise ?

L’Afrique doit conserver jalousement sa culture et sa tradition

L’Africain ne devrait pas mimer de bout en bout le droit libéral car ce droit bâtit autour d’un Homme abstrait, matérialiste sans foi ni tradition culturelle et religieuse ne convient pas toujours à notre société africaine.

l’Africain ne doit pas se comporter comme les peuples d’ailleurs où la sacralité des valeurs est foulée aux pieds. On ne régule que ce qu’on maîtrise. Si l’état a fixé un quota à la dote, comment a t’on consulté les populations, requérir les différents avis et réalités coutumières de chaque ethnies pour légiférer. Cette loi est et sera inadaptée et inapplicable parce qu’elle manque de d’essence coutumière et cultuelle. Ce n’est pas parce que nous sommes pauvres que nous devons étaler notre pauvreté partout même dans nos textes. En le faisant toute honte bue, nous dévalorisons .

Une telle pratique symbole
ne se régule pas avec le droit d’inspiration libérale. L’africain doit revendiquer un héritage culturel auquel il est attaché. Ce héritage est en fait une partie de son identité. Il n’est rien sans cet héritage culturel et cultuel. Il est donc prétentieux pour le droit libéral de vouloir réguler l’identité historique très spécifique à la riche diversité culturelle des africains.

Abolir la dote, est une grossière erreur

Si parce-que, certains parents exagèrent aujourd’hui en demandant aux jeunes prétendants de se saigner financement pour payer la dote, la régularisation de son contenu doit être revu par les communautés pour éviter les exagération observées. L’ abolir, c’est trahir les aspirations de la société, une grossière erreur, une véritable aberration qui justement ne cadre pas avec les réalités relevant des us et coutumes de bons nombres de communautés africaines.

Les réflexions doivent se mûrir davantage de façon anthropologique pour que la dote ne fasse pas plus de tort que de bienfait voulu par nos aïeux en l’instaurant.

Céline N.

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